[CONCOURS] NoFrag échange pire cauchemar contre lots de jeux

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Message par Fcp » 27 oct. 2020, 16:48

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Vous n’avez pas pu y échapper, toute votre bibliothéque Steam pullulent de mise à jour ajoutant des cosmétiques oranges, des têtes de citrouilles, etc. Nous sommes en effet à quelques jours de la fête d’Halloween et puisque vous ne pourrez pas sortir faire du porte à porte à la tombée de la nuit, NoFrag vous propose à la place un nouveau concours. Pour gagner, il faudra d’abord nous dévoiler sous forme de récit ou de dessins ce qui vous effraie le plus dans la vie ! Vous avez jusqu’à vendredi 30 octobre minuit pour participer. La rédaction jugera en toute ...

Message par Ouamdu » 27 oct. 2020, 17:47

MON PIRE CAUCHEMAR INSPIRÉ DE FAITS RÉELS PROBABLEMENT.

Je suis enfermé dans une malle. J'étouffe. Ça fait des jours. Je sais pas ce que je fous-là, dans le silence. Je commence à puer sévère. Et soudain, des pas. Des pas de femme. Elle s'approche. Elle va ouvrir la malle. Des cliquetis, pendant longtemps. Un juron : "Putain de fuck shit de valise de deep shit, ouvre-toi !". Des coups sur la serrure avec un objet métallique. Un coup, deux coups, trois coups, et PAH ! La malle s'ouvre. Je suis aveuglé un instant, je place ma main devant mon visage et là, l'horreur : je réalise qu'on m'a mis une gourmette. Je finis par distinguer une blonde armée de ce qui ressemble à un décapsuleur en forme de poisson. Merde, on est chez moi. Sans réfléchir, j'hurle à l'inconnue : "Espèce de salope sordide !". Elle m'attrape, hume mon odeur fétide un bon coup, me dit : "Tu as du culot, j'adore ton honnêteté" et, d'une force surhumaine, attrape ma tête et la met entre ses jambes. S'en suivent des ébats violents. Une vitre est cassée. Mes meubles IKEA en prennent un coup. Ça dure près de 9 heures. J'ai tellement balancé la purée qu'à la fin j’éjacule du talc. Mon phallus est rompu.

Au petit matin, elle va pisser et quitte la maison sans tirer la chasse. Ma maigre vengeance : j'ai réussi à mettre un préservatif usagé dans son sac à main. Salope sordide.

Message par JackHarkness » 27 oct. 2020, 18:08

J'appuie sur le bouton de mon PC, et il ne se passe rien.

Je hurle.

Je réappuie frénétiquement sur le bouton, le PC s'allume. Je respire. mais au lieu de voir le logo Windows, je vois le logo Xbox. Je hurle de terreur.

Et puis je me réveille.

Message par nounoursss » 27 oct. 2020, 18:27

Une participation au concours par G-Unit.

Message par Ouamdu » 27 oct. 2020, 18:33

nounoursss a écrit : Une participation au concours par G-Unit.
Putain ça c'est du cauchemar.

Message par Angelfox » 27 oct. 2020, 19:00

Mon pire cauchemar : les consoles deviennent la norme unique, Valve/steam se casse la gueule, clé sous la porte, et toute la bibliothèque envolée sans aucun moyen de transfert vers une autre plateforme.

Message par Bubu Croque Lard » 27 oct. 2020, 20:07

Me balader dans Auchan avec une copie de Borderland 3, le fast FPS par excellence et Croiser Randy Pitchford au rayon vaseline qui me regarde avec un sourire en coin.

Message par Badstar » 27 oct. 2020, 20:57

Que Cyberpunk 2077 ne sorte pas le 19/11/2020 malgré qu'il est gold...

Message par Barfrice » 27 oct. 2020, 21:13

Badstar a écrit : Que Cyberpunk 2077 ne sorte pas le 19/11/2020 malgré qu'il est gold...
La mauvaise utilisation de malgré que.

Message par Toriel » 27 oct. 2020, 22:30

Bubu Croque Lard a écrit : Me balader dans Auchan avec une copie de Borderland 3, le fast FPS par excellence et Croiser Randy Pitchford au rayon vaseline qui me regarde avec un sourire en coin.
Tu as 15 ans. Tu es revenu chez toi en douce, tu fermes la porte de ta chambre le plus doucement possible et toujours avec inquietude, tu sors ta derniere acquisitions que tu cachais sous ton pull. Tu la regardes avec un melange de honte, degout et de fascination morbide. C'est un peu comme avoir 2 girls one cup dans la main mais en encore plus odieux.

Tu te met devant ton PC, tu te met a l'aise mais ton inquietude ne diminue pas car le temps joue contre toi. avec les gestes du le pecheur qui se sait coupable, tu commences ton obscene experience.

Un bruit derriere toi. Tu caches par pudeur ton ecran d'une main timide mais tu sais que tu es pris. Tes parents sont horrifies, ta soeur est hilare.
Ton pere a les phallanges blanches de rage.
"Sous notre propre toit...avec la photo de tes grand parents dans ta chambre ? "
Ta mere est secoue de sanglots
"Mais qu'est ce qu'on a fait au bon dieu pour meriter une petite salope pareil ? Tu ne pouvais pas etre pede, trans ou joueur console ?"
Ta soeur, cette peste sadique qui noie ses sims
"HAHA quand je vais raconter ca au lycee, tu devras faire du crunch pour CIC parce que personne d'autre ne voudra t'engage"

Le flashback se termine. Tu reprend tes esprits devant une malle, seul heritage laisse par tes parents. Leurs marriage n'aura pas tenu le coup. Ta soeur a ete abusee sexuellement par son employeur a Ubisoft quand il a appris ton crime. Sans amis. Sans famille. Tu jettes la cle de la malle dont tu te debarasses dana le premier jardin venu et tu quittes pour toujours ta ville natale pour une destination inconnu en maudissant a jamais le jour ou tu as achete fallout 76.

Message par Toriel » 27 oct. 2020, 22:32

Ouamdu a écrit : MON PIRE CAUCHEMAR INSPIRÉ DE FAITS RÉELS PROBABLEMENT.

Je suis enfermé dans une malle. J'étouffe. Ça fait des jours. Je sais pas ce que je fous-là, dans le silence. Je commence à puer sévère. Et soudain, des pas. Des pas de femme. Elle s'approche. Elle va ouvrir la malle. Des cliquetis, pendant longtemps. Un juron : "Putain de fuck shit de valise de deep shit, ouvre-toi !". Des coups sur la serrure avec un objet métallique. Un coup, deux coups, trois coups, et PAH ! La malle s'ouvre. Je suis aveuglé un instant, je place ma main devant
Je te souhaite une defaite aussi humiliante que de finir gold sur R6S.

Message par NiroBk » 28 oct. 2020, 00:11

Mon pire dont je me souviens.

Je me réveille sur un banc en bois, c'était bizarre j'avance dans un couloir éclairé comme-ci j'étais dans un tunnel, les murs sont de pierre, je monte des marches, rapidement une sortie. Et là je m'aperçois que je suis en haut d'une sorte de petite colline. Mes parents font un barbecue en pleine nuit ( normal ). Et là je commence à avoir mal aux dents, alors je triture un peu. Et une dent se détache de ma bouche, puis vient du pus, ça dégouline et d'autres dents tombent. Puis je me réveille ^^.

Sinon j'ai toujours l'autre cauchemar de la semaine dernière où un tueur veut me tuer en plus de tout le monde, mais je m'en souviens plus.

Message par talentless » 28 oct. 2020, 00:34

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A cause de cela, je ne connaitrais jamais Shenmue, qui est bloqué en 30fps...
Et j'ai même failli passer à coté de Resident Evil 7 à cause de son FOV bloqué à 90 degrés...

Message par solaaris65 » 28 oct. 2020, 01:07

La nuit tombe , avant d'aller je me coucher je lance mon PC pour faire une partie de mon jeux préféré et la … le logo PlayStation apparait , je me réveille en sueur ... ouf ... ce n'était qu'un horrible cauchemar ...

Message par BraXx » 28 oct. 2020, 01:36

Je tente, et je vous raconte mon petit cauchemars tout frais de cette nuit.
Mon esprit produit des trucs chiadés la nuit, et fait s'entrechoquer des univers très différents, je n'y peux rien.
Et c'est un rêve, vous me pardonnerez donc le manque de crédibilité par moment !

14-18. Le monde s'entredéchire.

C'est l'apocalypse, on est attaqués, les balles fusent, les coups de sifflets retentissent, les hommes crient.
Je suis opérateur d'artillerie.
La pression s'accentue dangereusement, menaçant de faire céder la ligne.
Je charge les obus, tire, retire les douilles, charge les obus, et ainsi de suite.
Vient un moment ou les munitions s’amenuisent dangereusement, et nous commençons à perdre espoir.
Je fais alors remarquer à mon officier et à mes camarades que de grandes quantités de munitions se trouvent encore dans la partie abandonnée des profonds sous sols se trouvant sous nos pieds.

Parce que oui, la surface est totalement dévastée, façon Verdun, rien ne subsiste à part des troncs calcinés, et des cratères remplis de boue et de cadavres putréfiés.
Des centaines de civils, femmes, enfants, vieillards, se tassent et vivent dans d'immenses galeries souterraines, éclairées à la bougie, dans une sorte de dédale à la croisée entre Metro 2033 et la ligne Maginot.

Nous descendons alors en catastrophe récupérer des obus dans les parties profondes des galeries, et je me rend alors compte que les munitions tant convoitées se trouvent dans une section bien plus profonde des sous terrains, s’étendant sur des kilomètres, partie dont l'entrée est condamnée.
En effet, un violent incendie s'est déclaré dans ces sous-terrains voila quelques années, les rendant très difficilement praticables.
Nous franchissons les barrière et nous enfonçons, dans le noir presque complet, nous éclairant à la lanterne.

Nous sommes anxieux, la peur et la tension sont palpables, et pour cause : tout le monde à l'époque est parvenue à échapper miraculeusement à l'incendie et à remonter, sauf..... une gamine d'une dizaine d'année, qui a péri dans les flammes, et dont le cadavre n'a jamais été retrouvé par les secours.
Et bien entendu, on raconte qu'elle se ballade encore dans ces sous terrains, et a la réputation de ne pas apprécier les visiteurs.

Nous avançons pendant plusieurs heures, nous dirigeant vers l'ancien dépôt de munitions. On ne voit pas à 5 mètres. Et là, ça commence.. des bruits de pas qui courent, des rires lointains...
On se cague littéralement dessus, mais il faut récupérer ces putains d'obus.
On atteint finalement le dépôt, dont la porte blindée à protégé les munitions du feu.
On récupère tout ce qu'on peut, et on charge tout dans nos sacs à dos (c'est un rêve hein). Puis on remarque avec effroi que le type qui était resté à l'entrée du dépôt à disparu... ne reste que sa lampe posée sur le sol, aucune trace de lui. Nous hurlons son nom dans le noir, sans aucune réponse.
Comme ce rêve de merde fait très réaliste, je suis au bout de ma vie.
Pas le temps de s'attarder, on a ce qu'on est venu chercher, on se tire.
On court pour remonter. On est plus que trois, seule une de nos lampe fonctionne encore.
On se suit en file indienne, le type devant a la lampe et nous guide, moi je suis le dernier, et dans mon dos, le noir et les ténèbres.
Et pendant qu'on court, j'entends une comptine, chantée par un enfant, qui ne semble pas si lointaine que ça. Je n'ose pas me retourner, et je trouille tellement que j'en chialerais.

Miraculeusement, nous arrivons à regagner le haut des sous terrains, et à repousser l'offensive grâce à nos munitions. On a réussi bordel de merde !
Cette journée infernale se termine, et nous allons dans les sous terrains, nous reposer pour la nuit.

Mais je suis réveillé soudainement, quelque chose fait du bruit dans les galeries. Je me lève alors, et j'en cherche l'origine. J'entends alors des gosses qui discutent au loin.... il doit être une ou deux heure du matin.
Je m'approche, et je vois deux jeunes garçons qui se tiennent devant l'entrée des sous terrains condamnés et qui parlent à quelqu'un qui se trouve au delà des barrières et des panneaux d'avertissement.
L'un des gosses dit : "On ne peut pas venir jouer avec toi, les adultes disent qu'on a pas le droit d'aller là bas"
En réponse, un lent et (très) inquiétant : "Veneeez"

Mes poils se hérissent, je m'approche des deux jeunes garçons, regarde dans la galerie d'accès aux sous-terrains condamnés, et je distingue, environs 30 mètres plus loin, une silhouette, debout dans le noir, une gamine, qui me fixe, les cheveux qui tombent sur le visage, une espèce de merde à la Alma de FEAR ou The Ring.

Je me chie tellement dessus que je me réveille... J'ai une trouille bleue des esprits et de ces conneries, et j'ai été infoutu de me rendormir après ce rêve à la con...

Voila ma petite expérience de terreur de nuit. Un peu long désolé, je devais contextualiser un peu !

Message par Ziell » 28 oct. 2020, 03:03

Nous sommes le premier du mois. En découvrant ma fiche de paie par e-mail, je pousse un cri d'effroi : le salaire est exprimé en net. Pris de vertiges, je me dirige en panique vers le bureau du directeur au cinquantième étage. Clouée sur la porte de l'exécutif, une plaque dorée introduit alors en lettres capitales l'horreur cosmique : « GUSTAVE ».

Le reste est si lent.

Message par Dublab » 28 oct. 2020, 06:21

BraXx a écrit :
Récit du reve

Long mais pas chiant du tout à lire perso.

Heureusement qu'elle n'est pas apparue au dépôt de munitions.


De mon coté je fait pas mal de rêves lucide et ça c'est très fun.

Message par belzaran » 28 oct. 2020, 07:50

J'ai chopé la covid. Mes points d'HP sont au plus bas, mais impossible de trouver un medkit.

Message par ezechiel » 28 oct. 2020, 08:09

Je me réveille avec la tête de Zemmour à la place du sexe.

Message par DarkWolf » 28 oct. 2020, 09:07

Je redonne une chance à DooM Eternal, et voilà le cauchemar :

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Message par Mancunien » 28 oct. 2020, 11:25

Mon pire cauchemar c'est d'être vendeur chez Micromania.
De voir une petite vieille débouler pour "porter plainte" parce que son petit fils s'est fait insulter en jouant à "Cauloffe" de "sa salope de grand mère la grosse pute qui suce des babouins dans la savane". Oui, elle vient porter plainte, chez Micromania, parce que son petit fils s'est fait insulter.
Kamoulox ?
Là, la vieille me donne un papier (3 feuilles A4 plutôt), sa déclaration que je dois "enregistrer pour la plainte et transmettre à Monsieur Sony". Elle utilise le mot "intolérable" une fois toutes les 10 secondes.
Et là, pendant 10 minutes, elle me raconte l'effroi de sa situation, qu'elle ne peut pas accepter de vivre comme ça, sachant ce qui est arrivé à son petit fils, lequel à d'ailleurs une tête d'ahuri (énormes narines et vraiment une gueule de con) et se promène avec son pad de PS4 à la main.


Ah mais merde, ça c'est pas un cauchemar en fait, ça m'est arrivé pour de vrai. Ca compte ?

Message par Docteur_terreur » 28 oct. 2020, 14:42

Mon pire cauchemar ?
Je butine sur le net, je tombe sur nofrap et là je vois un jeu concours, je clique sur le lien, je le lis les commentaires, mon cerveau se liquifie.. soudain je me reveille en hurlant.

Message par Docteur_terreur » 28 oct. 2020, 14:45

Mancunien a écrit : Mon pire cauchemar c'est d'être vendeur chez Micromania.
De voir une petite vieille débouler pour "porter plainte" parce que son petit fils s'est fait insulter en jouant à "Cauloffe" de "sa salope de grand mère la grosse pute qui suce des babouins dans la savane". Oui, elle vient porter plainte, chez Micromania, parce que son petit fils s'est fait insulter.
Kamoulox ?
Là, la vieille me donne un papier (3 feuilles A4 plutôt), sa déclaration que je dois "enregistrer pour la plainte et transmettre à Monsieur Sony". Elle utilise le mot "intolérable" une fois toutes les 10 secondes.
Et là, pendant 10 minutes, elle me raconte l'effroi de sa situation, qu'elle ne peut pas accepter de vivre comme ça, sachant ce qui est arrivé à son petit fils, lequel à d'ailleurs une tête d'ahuri (énormes narines et vraiment une gueule de con) et se promène avec son pad de PS4 à la main.


Ah mais merde, ça c'est pas un cauchemar en fait, ça m'est arrivé pour de vrai. Ca compte ?
wouha, si je pouvais je voterai pour toi :-) courage mon vieux

Message par Badstar » 28 oct. 2020, 15:27

Barfrice a écrit :
Badstar a écrit : Que Cyberpunk 2077 ne sorte pas le 19/11/2020 malgré qu'il est gold...
La mauvaise utilisation de malgré que.
T'as raison quel cauchemar cette langue française :-)

Message par gd*T » 28 oct. 2020, 18:47

Voici un cauchemar datant de quelques années. Probablement le pire que j'ai fait. C'est un peu long mais je me devais d'essayer d'en rendre toute l'atmosphère tant il m'a dérangé. Il me fait encore peur, et rien que le fait de l'écrire m'aura causé une petite insomnie.

Bonne lecture.

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Le petit van aux allures sixties roule tranquillement sur une route qui ne mènera nulle part.

Il n'y a aucun son autour de nous, si ce n'est le vrombissement tranquille de notre camionnette et de ses vieux amortisseurs. Seuls, nous sommes en plein jour et poursuivons cette longue ligne droite qui nous accompagne depuis quelques kilomètres, chassant la poussière de part et d'autre du chemin. Nous glissons dans le silence. La lumière, brillante, et l'espace, sont figés autour de nous, derniers spectateurs immatériels de cette fin d'après-midi chaude et étouffante.

Nous sommes drogués. Une légère vague de panique flotte autour de nous, mais notre expérience nous a décemment menée à nous coucher à l'arrière, pendant que la plus claire d'entre nous conduit, jusqu'à ce qui sera la chose la plus horrible qui m'ait été donné de voir.

Nous arrivons au crépuscule sur le parking d'un resto-route. Tout va mieux, et je crois que la tension de notre mauvais trip collectif s'est dissoute. Un bon repas sans histoire suivi d'un sommeil restaurateur nous fera le plus grand bien. Je me réveille doucement, la gorge un peu sèche, et m'extirpe de ce cocon moelleux que dans lequel je m'étais réfugié, enroulant une couette autour de moi, et, relevant la tête, suit pris d'un léger vertige lorsque qu'un des derniers rayons de soleil vient me frapper la rétine.

Nous n'allons nulle part, je ne sais plus d'où nous venons.

Camille descends côté conducteur, quant à moi je referme la porte latérale du van. Au loin, sur ma gauche, ce qui semble être la salle de restaurant m'apparaît en contre jour, et je crois y percevoir une agitation certaine. Je m'arrête, mettant ma main sur mon front pour me protéger de l'astre solaire qui m'aveugle, j'affute mon regard: un homme, vieux, à l'air de nous regarder aussi. Nous nous fixons. Il est nu. Puis il tire le rideau de la fenêtre, d'un coup.

Qu'ais-je vu ? Je ne sais plus. C'est sûrement la fatigue et quelques restes de ma surdose.

Je jette un regard devant moi: Camille est déjà loin. Je presse le pas pour la rejoindre, chassant cette image de ma tête mais ne peux m'empêcher de me retourner parfois, regardant derrière mon épaule, cette salle, juchée en haut d'une petite colline. Il semble s'en échapper des sons, des bruits de fête. Des cris. Des rires. Des tintements, des bruits de vaisselles, des exclamations, des lumières vacillantes, des voix rauques, des pleurs, des coups, des chants, claquements, grincements, ricanements, ... En fait, toutes sortes de sons et d'ambiances. L'espace d'un instant, il me semble que quelque chose de fou vit dans ce bâtiment.

N'y voyant là qu'un reflet de ma propre angoisse récente, je détourne le regard et avance d'un pas assuré. Camille est déjà presque à l'accueil, le soleil toujours sur sa gauche, disparaissant maintenant derrière cette salle en haut de la colline.

Il n'y a personne, si ce n'est le taulier avec qui nous parlons brièvement, et qui nous apprend que cette intrigante petite bâtisse que j'ai vu est une maison de retraite. Il n'est pas si vieux -la cinquantaine, mais il est absent, fatigué. Il a l'air vide, comme son motel resto-route.

Nous mangeons un plat en sauce. Difficile de dire ce qu'il y a dedans, on dirait une sorte de daube, avec peut-être un peu trop de cartilage à mon goût. Mais c'est plutôt pas mal en vrai: c'est riche et un peu gluant, je crois qu'ils n'ont pas été avares en gras, et moi, avec ma fringale, ça me va. La viande a un goût un peu fort, et son aspect caoutchouteux me fait dire qu'elle n'a pas assez cuite. Pas étonnant vu le nombre de clients me dis-je, il a dû préparer ça à la vas vite, au cas où.

Camille et moi, nous ne parlons pas trop. Depuis le début d'après midi, depuis qu'elle a surgit au dessus de moi avec un canif, les yeux rouges, le mot "césarienne" pendu aux lèvres, tremblotante, le front en sueur, relevant mon t-shirt doucement pour fixer mon bas ventre avec vide et stupeur, elle n'a dit un mot.
J'avais alors doucement ôté le canif de sa main, puis l'avait prise contre moi. La suite avait été une succession de mauvais trip épongés à coup de verres d'eau, de sucre, de contacts physiques forts pour la faire redescendre, entrecoupés de cris, de rage, de coups, de fièvre, et d'un chaos énumérant trop d'absurde pour en tenir une liste convenable.

Elle s'était finalement calmée, et moi je m'étais rallumé quelques joints pour faire baisser mon stress et m'extirper de cette folie passagère. J'avais alors fini par m'assoupir et elle avait repris le volant.

Mais où allons-nous ?

Le repas fini, le soir était tombé, et c'est à ce moment là que Camille m'adressa son premier sourire. Je souris aussi. Nos yeux se croisèrent, et, cherchant le tenancier du regard, nous partîmes en silence sans le remercier pour sa bonne bouffe: son plat m'avait décidément bien requinqué, et je crois qu'il n'y était pas pour rien non plus dans le sourire nouveau de Camille ! J'enlevais un reste de bouffe qui me tenait entre les dents: un bout de peau blanchâtre et spongieux que je balançais par terre.

Nous sortons du restaurant et les graviers s'écrasent sous ma semelle. Les grillons chantent, nous nous rapprochons du Van. Je suis prêt à prendre le volant, mais ... quelque chose m'interpelle: ces cris de tout à heure, provenant de la salle plus en hauteur.

Je tourne la tête en direction de cette dernière. Encore des silhouettes qui se détachent sur la lumière, devant les fenêtres. Et qui passent vite, très vite.
Cela m'intrigue. Je me sens fort et vaillant de ce bon repas.
"Attends moi là, je reviens". Camille me lance un regard interrogateur, puis monte dans la camion.

Je me rapproche. Je monte cette petite colline, serpentant entre quelques buissons taillés, franchissant deux ou trois marches de béton armé. Un ricanement. Je tourne ma tête à droite. Rien. La musique et les cris se font de plus en plus forts. Des bruits de verres qui se cassent, des claquements, des supplications, des... cris de plaisirs. Oui, des cris de plaisirs. Mais qu'est ce qui se passe bon sang ?! Je reprends ma petite ascension. Un autre ricanement, à gauche. Je m'arrête, et la peur commence à me rigidifier. Mes muscles sont tendus, et je peux sentir l'adrénaline venir augmenter mes sens. J'ai froid. Le temps semble ralentir autour de moi, quand soudain, un corps à ma gauche. Vieux, flasque. Un vieux qui court, nu. Avec une vieille. Derrière lui. Mais qu'est ce que... ?
Ils s'arrêtent. Ils se sautent dessus. S'embrassent, et il la doigte. Ils sont couverts de bouffe, de flaques visqueuses, de bouts de choses et d'autres... Et ils sont là, comme deux animaux ayant cédés à leurs plus bas instincts. Je les regarde pousser de petits gémissements en même temps que leurs chairs se frottent, je les vois glisser l'un contre autre, leur ventres s'entrechoquer dans un bruit mou et flasque, et leur langues s'attrapent, et leurs doigts terreux se griffent comme ils se masturbent. Je ne peux dire si c'est de l'amour ou de la haine, du sexe ou de la violence. C'est dégoutant, et une onde de folie vient me frapper comme un grand flash.

Au loin Camille klaxonne et j'entends le moteur tourner. Je reviens à moi.

Peut-être des vieux atteints par Alzheimer me dis-je ? La démence ? Après tout c'est un EHPAD. Il faut que je vois, et je peux peut-être même avertir quelqu'un: ces deux vieux là prennent certes du bon temps... je crois, mais toujours est-il qu'ils sont en danger, défroqués comme ça en plein dehors !

Je décide donc de franchir rapidement les derniers pas qui me séparent de la salle principale et de ses fenêtres. Je me lance et parcours les derniers mètres qui me séparent de cette salle étrange et folle. M'y voilà.

Je n'ai de mots pour décrire l'horreur qui s'étale devant mes yeux. Des corps, partout, en charpie, sur les tables, par terre. De la nourriture, à foison, de la viande, des bouts d'humains, des organes, des vessies, des foies, des crânes éclatés, des cages thoraciques ouvertes, des viscères, et, au milieu de ça, des vieux, à poils, qui bouffent ces cadavres, ces organes, et qui dansent, qui baisent, sur les tables, contre les murs, partout, qui se tartinent de bouffe, et le sang coule de leur bouche, et ils rigolent, et ils crient, et ils dansent, et ils vomissent, et ils crient, encore, non, ils hurlent.

À gauche l'un martèle la tête d'un ou d'une autre, lui assénant de grands coups avec une poivrière déjà pleine de sang et de bouts de cervelle.
Au milieu, est un couple qui valse, riants aux éclats, marchands sur quelques corps trainant au sol. Certains, encore vivants, rampent avant de se faire réduire l'oeil en bouillie par le talon une chaussure venue éclater leur orbite dans un bruit sec.

Devant moi, ce sont des hommes et femmes entiers gisant sur les tables, avec des ouvertures béantes, certains dévorés, des petits vieux la tête encore dans leurs tripes fumantes, raclant se qu'ils peuvent à l'aide d'une cuillère, s'empiffrant de leur morbide festin dans des bruits de succion et de mastication tout simplement horribles. Les intestins se déroulent comme des chemins de tables, et ils en extirpent joyeusement les villosités qu'ils finissent de déchirer en plus petits bouts avec leurs dents, triomphants de leur orgie folle. Les cages thoraciques s'inventent en corbeilles à fruits infernales, présentant rates ou poumons entre leurs côtes encore fumantes, qu'ils croquent, percent et mâchouillent tandis que giclent toutes sortes de fluides et de biles acides.
Les cartilages craquent, croquent et cassent entre leurs doigts gros et gras, ruisselant de sang et d'autres liquides inconnus dont la couleur foncée m'évoque la pire puanteur. Les poitrines s'arrachent comme des miches de pain dans un cérémoniel obscène, les cheveux ne servent plus qu'à transporter les têtes de troncs en assiettes, et les bras se disloquent et se tordent jusqu'à déchirement.

À droite, une vieille se fait prendre contre le mur, et sa joue frotte la peinture, l'écaillant, jusqu'à lui disloquer la mâchoire pendant qu'une musique festive résonne beaucoup trop fort à l'intérieur de cette bâtisse.

Je suis figé. Mon esprit s'effondre. Un des vieux, celui qui baise, à du le sentir car il s'arrête d'un coup et me fixe. Son regard...

Camille s'impatiente. Elle se décide à couper le contact et regarde en direction de la salle tandis que les phares du van s'évanouissent dans une lumière jaunâtre. Elle entend un cri.

Elle sort du van, ferme la porte, et s'en va vers la salle, laissant les clefs sur le contact.



Fin.

[ceci est un authentique cauchemar fait il y a quelques années, je m'en souviens encore très clairement]

[CONCOURS] NoFrag échange pire cauchemar contre lots de jeux