'tiention ce test est à lire en ce remettant dans le contexte de l'année 2000 (date de sa sortie) comme on dit...
Plongez dans l'univers sombre et inquiétant de THiEF:The Dark Project. Dans la peau d'un voleur, vous devrez vous faufiler dans l'ombre. Sans un bruit vous déroberez d'étranges trésors qui vous mèneront beaucoup plus loin que vous ne l'imaginez !
L'action se passe quelques années après les évènements du 1er opus. Vous incarnez le même personnage, Garrett, un voleur habile, cynique et expert en infiltration. Il opère dans une cité moyenâgeuse sans nom précis, dans laquelle magie et technologie cohabitent difficilement. Dans ce deuxième volet, il doit affronter un groupuscule appartenant à la caste des Marteleurs : les Mécanistes détiennent une technologie avancée. Ils cherchent à s'imposer et à prendre le contrôle de la cité.
Graphismes
Le tout est de passer outre l'aspect has-been évident du moteur 3D afin d'être en mesure de profiter du design unique de ce jeu: en gros il s'agit d'un look glauque et gothique proche de l'esthétique expressionniste des films noirs des années 50-60 (les cinéphiles des bacs à sable saisiront la comparaison ;) doublé d'une ambiance oppressante qui évoque Le Nom de la Rose. En clair: une immersion envoûtante dans un univers nocturne (exclusivement) où la moindre partelle d'ombre est votre alliée.
Même si les PNJ sont tous taillés à la cerpe, les animations restes potables. la nouvelle mouture du Dark Engine (le moteur 3D offrant cette gestion ultra avancée des zone d'ombre et lumière sans laquelle notre héros ne pourrait se fondre dans l'obscurité tel un caméléon) a permis aux textures de gagner en finesse par rapport au 1er épisode.
Point d'FX de la mort, donc, mais un level-design toujours très inspiré voir carément déroutant dans les passages les plus inquiétants!
Sons
C'est ici que réside le principal point fort de THiEF: rappelez-vous, c'était encore le temps où l'EAX impressionnait les foules ;)
Sérieusement, le soin apporté à l'environnement sonore est saisissant! Tout a été étudié pour accaparer l'attention du joueur et faire monter le stress, la paranoïa et autre sueur froide créchendo! Être attentif au moindre son que l'on produit afin de ne pas eveillé les soupçons d'une éventuelle sentinelle lors de sa ronde, est essentiel pour survivre: l'AI réagit au quart de tour!
Les musiques et autres nappes sonores viennent parachever cette ambiance plus qu'inquiétante et mystérieuse des bâtisses (apparemment) désertes où vous vous surprendrez plus d'une fois à faire des bons de 3m sur votre siège au détour d'un couloir mal éclairé, voir hanté par une présence malveillante...
Gameplay
Attention ce jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains (la preuve les 2 premiers volet de cette saga on fait un bide en Europe: on croise les doigts pour THiEF III):
le quakeux de base risque fort d'être dépaysé en explosant de rire devant le nombre ridicule d'armes et le game-design 100% infiltration à tel point qu'il peut en devenir assez frustrant pour quiconque persisterait à vouloir jouer les niveaux comme un bourrin...
Pour schématiser, les armes sont au nombre de 3 et sont dispo dès le début de votre quête:
la matraque (l'outils indispensable à tout monte-en-l'air qui se respecte ;)
le glaive (quand tout le reste a échoué...)
l'arc (pourvu de tout un assortiement de flèches aux porpriétés très spéciales: l'arme tactique par excellence)
les grenades et autres mines (idéales pour se débarasser d'un poursuivant un peu trop collant ou encore tendre des ambuscades mortelles)
L'étendue et la qualité de votre équipement dépend étroitement de la valeur du butin que vous aurez dérobé dans la mission précédant vos emplettes.
Garett, passé maître dans l'art du camouflage, est capable de se fondre entièrement dans le décors, pour peu qu'il trouve un recoin bien obscur où se faufiler. Cela se traduit par une gemme de visibilité qui vous indique en temps réel votre exposition à la lumière (et donc vos chances d'être repéré): plus elle vire au clair, plus vous prenez de risques...
L'IA est vraiment exceptionnelle et n'a jusqu'à présent jamais été égalée à ma connaissance!
Conclusion
Si l'on arrive à faire abstraction de l'aspect largement dépassé du moteur 3D, il y a définitivement moyen de tomber littéralement accro à ce jeu culte (si, si !-). Son design et son ambiance uniques sont mis en valeur par un scénario réellement captivant. Le gameplay devient à tel point addictif que si l'on ne se surveille pas, on en vient rapidement à délaisser tous les autres FPS qui ne permettraient pas un soupçon de finesse propre à tout gameplay furtif digne de ce nom. Tous les personnages principaux sont très attachants, sans exception (Garett en tête avec son cynisme ravageur ;). Enfin, les cutscenes constituent à elles seules une innovation esthétique majeure: tout comme Max Payne, qui a su imposer un style sans précédent, THiEF offre des video radicalement opposées à la mode de ces cutscenes tout en 3D et leurs poupées de cires ridicules. Il s'agit là de prises de vue réelles retouchées où viennent s'incruster des celluloides selon un goût très particulier issue (sans doute possible) du cinéma d'animation: du grand Art, oui monsieur !-)
Inutile de vous faire un roman: j'ai pu en dénicher un échantillon de choix par ici: http://perso.wanadoo.fr/fedaykinn/thedarkeye/divx/divx.html
Voilà ben ma foi, à présent: c'est à vous de voir ^^
Intro
'tiention ce test est à lire en ce remettant dans le contexte de l'année 2000 (date de sa sortie) comme on dit...Plongez dans l'univers sombre et inquiétant de THiEF:The Dark Project. Dans la peau d'un voleur, vous devrez vous faufiler dans l'ombre. Sans un bruit vous déroberez d'étranges trésors qui vous mèneront beaucoup plus loin que vous ne l'imaginez !
L'action se passe quelques années après les évènements du 1er opus. Vous incarnez le même personnage, Garrett, un voleur habile, cynique et expert en infiltration. Il opère dans une cité moyenâgeuse sans nom précis, dans laquelle magie et technologie cohabitent difficilement. Dans ce deuxième volet, il doit affronter un groupuscule appartenant à la caste des Marteleurs : les Mécanistes détiennent une technologie avancée. Ils cherchent à s'imposer et à prendre le contrôle de la cité.
Graphismes
Le tout est de passer outre l'aspect has-been évident du moteur 3D afin d'être en mesure de profiter du design unique de ce jeu: en gros il s'agit d'un look glauque et gothique proche de l'esthétique expressionniste des films noirs des années 50-60 (les cinéphiles des bacs à sable saisiront la comparaison ;) doublé d'une ambiance oppressante qui évoque Le Nom de la Rose. En clair: une immersion envoûtante dans un univers nocturne (exclusivement) où la moindre partelle d'ombre est votre alliée.Même si les PNJ sont tous taillés à la cerpe, les animations restes potables. la nouvelle mouture du Dark Engine (le moteur 3D offrant cette gestion ultra avancée des zone d'ombre et lumière sans laquelle notre héros ne pourrait se fondre dans l'obscurité tel un caméléon) a permis aux textures de gagner en finesse par rapport au 1er épisode.
Point d'FX de la mort, donc, mais un level-design toujours très inspiré voir carément déroutant dans les passages les plus inquiétants!
Sons
C'est ici que réside le principal point fort de THiEF: rappelez-vous, c'était encore le temps où l'EAX impressionnait les foules ;)Sérieusement, le soin apporté à l'environnement sonore est saisissant! Tout a été étudié pour accaparer l'attention du joueur et faire monter le stress, la paranoïa et autre sueur froide créchendo! Être attentif au moindre son que l'on produit afin de ne pas eveillé les soupçons d'une éventuelle sentinelle lors de sa ronde, est essentiel pour survivre: l'AI réagit au quart de tour!
Les musiques et autres nappes sonores viennent parachever cette ambiance plus qu'inquiétante et mystérieuse des bâtisses (apparemment) désertes où vous vous surprendrez plus d'une fois à faire des bons de 3m sur votre siège au détour d'un couloir mal éclairé, voir hanté par une présence malveillante...
Gameplay
Attention ce jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains (la preuve les 2 premiers volet de cette saga on fait un bide en Europe: on croise les doigts pour THiEF III):le quakeux de base risque fort d'être dépaysé en explosant de rire devant le nombre ridicule d'armes et le game-design 100% infiltration à tel point qu'il peut en devenir assez frustrant pour quiconque persisterait à vouloir jouer les niveaux comme un bourrin...
Pour schématiser, les armes sont au nombre de 3 et sont dispo dès le début de votre quête:
- la matraque (l'outils indispensable à tout monte-en-l'air qui se respecte ;)
- le glaive (quand tout le reste a échoué...)
- l'arc (pourvu de tout un assortiement de flèches aux porpriétés très spéciales: l'arme tactique par excellence)
- les grenades et autres mines (idéales pour se débarasser d'un poursuivant un peu trop collant ou encore tendre des ambuscades mortelles)
L'étendue et la qualité de votre équipement dépend étroitement de la valeur du butin que vous aurez dérobé dans la mission précédant vos emplettes.Garett, passé maître dans l'art du camouflage, est capable de se fondre entièrement dans le décors, pour peu qu'il trouve un recoin bien obscur où se faufiler. Cela se traduit par une gemme de visibilité qui vous indique en temps réel votre exposition à la lumière (et donc vos chances d'être repéré): plus elle vire au clair, plus vous prenez de risques...
L'IA est vraiment exceptionnelle et n'a jusqu'à présent jamais été égalée à ma connaissance!
Conclusion
Si l'on arrive à faire abstraction de l'aspect largement dépassé du moteur 3D, il y a définitivement moyen de tomber littéralement accro à ce jeu culte (si, si !-). Son design et son ambiance uniques sont mis en valeur par un scénario réellement captivant. Le gameplay devient à tel point addictif que si l'on ne se surveille pas, on en vient rapidement à délaisser tous les autres FPS qui ne permettraient pas un soupçon de finesse propre à tout gameplay furtif digne de ce nom. Tous les personnages principaux sont très attachants, sans exception (Garett en tête avec son cynisme ravageur ;). Enfin, les cutscenes constituent à elles seules une innovation esthétique majeure: tout comme Max Payne, qui a su imposer un style sans précédent, THiEF offre des video radicalement opposées à la mode de ces cutscenes tout en 3D et leurs poupées de cires ridicules. Il s'agit là de prises de vue réelles retouchées où viennent s'incruster des celluloides selon un goût très particulier issue (sans doute possible) du cinéma d'animation: du grand Art, oui monsieur !-)Inutile de vous faire un roman: j'ai pu en dénicher un échantillon de choix par ici: http://perso.wanadoo.fr/fedaykinn/thedarkeye/divx/divx.html
Voilà ben ma foi, à présent: c'est à vous de voir ^^
A voir
http://thief2.cli.fr/http://www.thief-thecircle.com/
http://perso.wanadoo.fr/fedaykinn/thedarkeye/ ^^
http://www.thieveryut.com/
http://www.night-blade.com/