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System Shock 2

 
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Date de sortie :
31/07/1999
Développeur :
Irrational Games
Editeur :
Electronic Arts
Note moyenne :
9.5/10 (
)
Description
C'est l'ancêtre de Deus Ex. C'est donc un peu le même style de jeu avec un peu moins de liberté d'action et une réalisation nettement plus rustique, puisque le moteur est à mi-chemin de celui de Thief I et de Thief II. Il gère notament le 16 bits, ce qui était un progrès assez incroyable pour le moteur.

L'histoire se déroule quelques décennies après l'incident de la station Citadel, où une IA femelle du nom de SHODAN privée de tout sens éthique par un imbécile de hacker s'était prise pour une déesse et avait logiquement tenté de prendre le contrôle le plus absolu et total de l'humanité. Heureusement, le hacker avait senti à quel point il avait fait une grosse connerie et réparé tant bien que mal ses idioties; c'est en gros ce qu'il se passait dans le premier System Shock.

Bref, quarante plus tard une scientifique au nom francophone de Marie Delacroix trouve moyen de propulser des vaisseaux plus vite que la lumière. Dont acte pour les gouvernements et entreprises du début du XXII siècle qui construisent le Vaun Braun un gros vaisseau pour profiter de cette nouvelle technologie, et y arriment le Rickenbaker, vaisseau militaire, pour surveiller tout ça. On y incarne un trouffion de base, qui aura préalablement choisi l'une des trois voies possibles que sont le hacker, le bourrin de base et le magic... le psionique, et qui est cryogénisé pendant la durée du voyage, qui va jusqu'à une obscure planète nommée Tau Ceti V. Là, ils envoient une navette explorer tout ça et ramènent par la même occasion quelques spécimens de la faune locale, qui assez logiquement ne tardent pas à transformer les deux vaisseaux spatiaux en remake d'Alien ou d'invasion Zerg de Starcraft, selon vos préférences culturelles. Bref, c'est assimililation à la Multitude organique ou crève, logiquement un gros paquet de l'équipage à plus ou moins volontairement choisi la première option et on aura donc à se friter avec divers cyborgs, hommes surmontés d'un vers, gros lard organiques, robots devenus totalement cinglés et autres bizarreries.

Notre héros est alors réveillé et perd par la même occasion sa mémoire. Il est aidé par radio par une certaine docteur Janice Polito pour essayer de se sortir de ce merdier et comprende un peu ce qu'il s'est passé pour tout parte en couille en à peine une petite semaine. On explore un vaisseau de plus en plus hostile, tout en cherchant à atteindre divers objectifs pratiques que sont remettre du jus dans l'ascenseur principal du Von Braun, envoyer un message de détresse, "rencontrer" notre chère mentore, accèder au RickenBacker, et se débarasser de toute la racaille vermissante (oui, parce que la base des méchants aliens organiques, c'est une sorte de vers de terre de trente centimètres de long), tout en faisant avec des ressources cruellissimement limitées en à peu près tout ce qui est utile: munitions, stimpacks, pétoires en pas trop mauvais état, énergie psi, etc.

Les capacités que l'on a choisi pour sa classe orientent logiquement le style du jeu, fin avec les hackers qui pirateront, détourneront les ordinateurs et tout ce qui est électronique, bourrin avec les soldats qui fonceront dans le lard en mitraillant tout ce qui bouge, tandis que les psis lanceront divers projectiles destructeurs, se doperont soigneusement avant d'aller pouvoir démollir n'importe quoi à coup de barre à mine, robots de combat compris, tout ça à grâce à la force de leur esprit. On progresse façon jeu de rôle en boostant son perso à coup de nanotechnologie à certains terminaux dispersés un peu partout dans les niveaux et grâce à ce qui est ni plus ni moins que des points d'expérience que l'on dépense dans plus de pouvoirs psioniques, de capacités de bases, de compétences de manipulation de diverses armes, de piratage...

On ne manquera pas non plus de flipper grave sa reum' de temps à autre grâce aux sons particulièrement peu ragoutants que l'on entend un peu partout et souvent synonymes de bestioles hostiles, mention spéciale aux araignées géantes. La bande son, comme dans tout bon jeu utilisant le moteur de Thief (oui, c'est le seul à part les Thief...) est excellente et contribue pour une très grande part à l'immersion, en plus d'un background assez fouillé composé de dizaines de logs, journaux et autres message retraçant la vie de l'équipage pendant la catastrophe voire même quelques minutes même avant notre passage.

Bref, c'est le jeu à essayer si vous avez été déçus par Invisible War ou que vous aimez bien Deus Ex en général, à condition que vous ne soyiez pas allergiques à une réalisation technique qui date sérieusement et à des recherches assez fouillées pour mettre la main sur une copie légale du jeu.

Description par Mark Havel

Moyenne des notes

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9.5/10

Ce qu'en disent les lecteurs...

d3ltr33
Le 20/11/2005 à 05:21
Note : 9/10
Alors là, c'est le choc, c est le cas de le dire.
Je découvre enfin, avec 6 ans de retard, ce fameux system shock 2, dont j'avais tellement entendu parler.
C est énorme, un trip de fou.
C'est juste dommage que les graphismes soient aussi faiblards (les objets sont modélisés trop grossierement, comme les ennemis, et les textures également), parce que l'ambiance sonore et générale est excellente.
En y jouant, je me suis rendu compte a quel point il a influencé des jeux comme doom 3 sur le plan ambiance, et half life aussi.
il y a un passage notament, vers le level 4 du vaisseau, ou l'ordinateur nous parle avec des écrans partout.
je sais pas si le jeu est sorti avant ou après matrix, je sais pas lequel a copié cet effet sur l'autre, mais c'est mortel tellement c est bien fait dans system shock.

Je ne l'ai pas encore terminé, je devrais pas etre loin de la fin, ca fait une semaine que j'y joue, en finissant a 5 heures du mat tous les soirs. Aussi bon, sinon meilleur que Deus Ex.

Chef d'oeuvre absolu. (je ne met pas 10, car j'ai mis 10 a doom, pour marquer une différence)
Yupa
Le 16/08/2005 à 16:10
Note : 9/10
System Shock et moi, Tome I

J'avais touché au premier System Shock lorsque j'étais plus dans ma période Jeux d'aventure que FPS, et le côté gestion d'inventaire et "RPG" m'avait déjà plu, en plus de l'ambiance. Alors, lorsque le deuxième est sorti, j'ai décidé que, ma puberté étant loin derrière moi, et Duke Nukem m'ayant déjà dépucelé au RPG justement, j'allais m'y mettre sérieusement, à ce choc.

Et ça n'a pas raté, dès l'installation, en dépit d'un tutorial un peu lourdingue (je vous conseille de le passer pour vous mettre directement dans l'ambiance, si c'est possible, j'avoue ne plus bien me souvenir), c'est l'extase. Ca fait peur, on retrouve tout plein de détails de la vie du vaisseau avant "la catastrophe" (genre de choses que j'adore), le scénario s'étoffe de straffe en straffe; bref, du très, très grand. Le côté aventure est ainsi extrêmement poussé pour un FPS, tout en gardant un gameplay très réussi et typé FPS à côté. L'intégration de l'interface RPG (manipulation d'objets, inventaire) à celle, classique, des shooters, en est la preuve parfaite.
Deus Ex reprend toutes les recettes (en y ajoutant d'autres, sinon on parlerait bien plus de SS2 que de DE, voyons) qui font de System Shock un chef-d'oeuvre indispensable.

Alors certes, le jeu a vieilli, et nombre de paramètres comme le graphisme général, en pâtissent. Mais l'important n'est pas dans la gestion des pixels shaders 3.0, ici c'est bien de gameplay parfait que l'on parle. Et, comme on sait, Tetris marche aussi bien en noir et blanc qu'en 3D aliasée. Il en est de même pour SS2.

Cependant, ce jeu a un inconvenient majeur : j'y ai joué avant Deus Ex, ce qui fait que ce dernier ne m'a pas marqué autant que les copaings qui, eux, n'y ont pas joué, ce qui me largue pas mal lors des nécessaires rassemblement sociaux que les jeunes semblent apprécier de nos jours.

Ceci n'est malheureusement pas une excuse pour ceux qui oseraient encore eviter d'y jouer aujourd'hui, et si l'achat du jeu en boite devient bien difficile, le téléchargement devrait être obligatoire dès le CM2, âge auquel on est censé comprendre qu'un tas de pixels vert est toujours plus méchant que celui qui a un flingue et crie "sergeant, I thought you were dead".

Pourquoi y jouer ?

- Le système de jeu global
- L'ambiance
- Le graphisme (qui garde son charme après tant d'années !)
- Le gameplay (qui reste soigné malgré tous les autres aspects moins "shooter" du jeu)
- Parce que c'est un FPS placé pile à la frontière entre les FPS ancienne et nouvelle génération
- Parce que c'est un FPS qui évite soigneusement toute influence cinématographique directe : le gameplay reste intègre malgré un univers qui lui est cinématographique

Pourquoi l'éviter ?

- [insérer une mauvaise excuse ici]
- Très diffiile à trouver en "vrai", le téléchargement devient indispensable
- Quelques difficultés d'execution avec un système d'exploitation récent (rien d'incontournable)