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Return to Castle Wolfenstein

 
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Site Internet :
Développeur :
Gray Matter Studios
Editeur :
Activision
Note moyenne :
8.2/10 (
)
Description


Moyenne des notes

A ne pas manquer

8.2/10

Ce qu'en disent les lecteurs...

John_Byers
Le 31/10/2006 à 16:39
Note : 10/10
Dommage, Promethe, d'attendre si longtemps pour donner une opinion aussi sévère et amha totalement imméritée.
RtCW est un très bon fps, même au regard des critères actuels. Le mode solo me tient largement autant en haleine que Half Life 2 que je trouve grandiloquent et un tantinet prétentieux et le mode multi (amélioré par Ennemy Territory il est vrai) est novateur avec une ambiance très particulière. On aime ou on n'aime pas mais parler de "grosse daube" à propos de ce jeu est vraiment ridicule. Même DOD:S, que j'aime pourtant bien, est simpliste par rapport au mode multi de RtCW.
Je ne sais pas si c'est dû à une certaine nostalgie de ma jeunesse (Wolfenstein 3D sur Macintosh) mais Return to Castle Wolfenstein est un de mes fps favoris. :-)
promethe
Le 15/10/2006 à 19:48
Note : 3/10
Ayant connu Wolf3D et y ayant rejoué recemment, je m'attendais à trouver en lançant Rtcw quelque chose du niveau de HL au point de vue réussite. Mais quelle ne fut pas ma déception. Certes les graphismes et l'IA des squelettes dans les catacombes tiennent la route, mais le reste est à gerber. On a l'impression de retrouver exactement le gameplay du jeu original. Les niveaux sont ultra linéaires, les ennemis toujours aussi bêtes (sauf les squelettes) et les évènements scriptés nous renvoient à la préhistoire des FPS (même les scripts de Blue Shift sont mieux foutus). En bref, ce jeu contentera ceux qui ne jouent pas souvent aux FPS et les fanas de graphisme, mais certainement pas ceux qui ont connu les meilleurs titres du genre.

Pour le multi, autant abandonner de suite. Les armes sont pitoyables et les classes de perso aussi (d'ailleurs, j'y ai joué à peine 20 minutes avant d'avoir l'envie de vomir). Choisissez plutôt de jouer à ennemi territory qui bien que gratuit assure lui. Mais le mieux pour vous est de vous mettre à DOD qui est un jeu multi sur la 2nd GM (il utilise le moteur de HL) vraiment réussi lui et qui incite vraiment au jeu en équipe.

Donc si jamais vous avez comme moi acheté le jeu en collection budget, vous avez limité les dégats (dire que si j'avais eu un bon ordi à l'époque de sa sortie, je l'aurais acheté), mais pour ceux qui l'on acheté à sa sortie au prix fort, toutes mes condoléances.

Pour conclure, voici un jeu qui aurait pu être bon, mais qui a été sacrifié sur l'autel de la rentabilité. RTCW est juste une copie de Wolf3d avec des graphismes remis au goût du jour et une IA des monstres qui pour la pluspart de ceux-ci n'a pas évoluée depuis le jeu original. Bref, une grosse daube que je n'ai d'ailleurs jamais fini (je ne suis pas maso tout de même).

+ les gaphismes
+ les cinématiques
+ l'IA des squelettes

- tout le reste
- un jeu qui n'a pas évolué au niveau gameplay depuis Wolf3D (d'ailleurs la pâté des chiens est surement d'époque)
Ttask
Le 12/04/2004 à 11:52
Note : 8/10
Je ferais bref : pour moi, la campagne solo du jeu avait beau être très très courte (environ 6 heures) elle était très dense et assez variée. Les graphismes étaient très bons à l'époque et se laissent toujours regarder. Mais une fois finie, je n'avais absolument pas envie d'y revenir.
En revanche, c'est du côté du multi que je m'étais le plus éclaté : le mode de jeu proposé, qui impose des objectifs à remplir à une équipe pendant que l'autre défend n'était pas partiulièrement original, mais ce sont les maagnifiques cartes et les classes de personages très interessantes qui sont à l'origine de ce succès. En effet, elles sont complémentaires (médecin, lieutenant qui apelle des bombardiers, soldat avec des armes lourdes et sniper) et toutes très agréables à jouer. Le jeu est très speed et le rythme prenant. Bizarrement, je ne me suis vraiment pas autant amusé avec Ennemy Territory, le très gratuit stand alone et je ne saurais trop vous dire pourquoi.
deltree
Le 20/11/2003 à 02:30
Note : 6/10
Aller hop, je fais baisser la moyenne d'un coup pour ce jeu, hin hin hin.
Pourquoi un pauvre 6/10?
Parce RTCW m'a ennuyé. et ca, chez nous les quakers, on n'aime pas ca, s'ennuyer.

Pourtant, le graphisme est bon, le jeu est scriptée avec de l'action comme il faut, le gameplay aussi...

Mais je suis quand meme allé jusqu'au bout, pour battre le huber soldat ressucité, mais non, ca ne me laissera pas un souvenir impérissable. Ce jeu n'est pas digne pour moi du nom mythique qu'il emprunte, castle wolfenstein. un jeu sans saveur pour moi, qui ne m'a pas embarqué dans une aventure dont j'aurais eu hate de connaitre la suite.

ce jeu fait parti pour moi de la longue liste des jeux auquels il manque un truc essentiel, ou on sent quand meme que c est pas un truc baclé, mais qui nous laisse un sentiment désagréable, comme un gateau super appétissant mais qui n'a pas de gout, ou un truc comme ca. (ou un bonbon). l'autre jour, d'ailleurs, je suis allé au coccinelle acheter du soda, et il y en avait un qui était pas cher du tout, 3 fois moins cher que les autres. je l'ai pris pour voir. Quand j'ai commencé a boire, ca parait normal, mais 2 secondes après, l'arriere gout est immonde, d'ou son prix peu élevé certainement.

La c est pareil. RTCW, c est le soda pas cher, sauf qu'il est au meme prix, enfin, beaucoup plus cher, mais il parait intéressant a cause de sa réalisation. donc on l'achete , et hop, c est pas bon du tout (pour moi).
C'est comme le "jojo cola" par rapport au vrai coca cola... meme si la recette est plus moderne, c est pas un grand cru pour autant.
maintenant, les gouts et les couleurs ca se discute pas. D'ailleurs, mon avis n'est pas objectif du tout, c est comme ca, c est mon anti coup de coeur.
Lord W
Le 13/10/2003 à 18:28
Note : 8/10
Introduction

Le voici enfin. Un jeu attendu depuis deux ans, promettant monts et merveilles aux fans de Quake-like. Enfin, on devrait plutôt dire FPS (First Person Shooter), ou Wolfenstein-like... Car ce jeu part avec un lourd handicap : le nom. Il est en effet le remake moderne du premier FPS, le précurseur, celui qui a fondé les bases d'un genre qui, aujourd'hui, fait un malheur dans les chaumières et les LAN. Wolfenstein 3-D avait créé un genre, mais avait su également le transcender, avec son gameplay rapide et efficace, ses graphismes (révolutionnaires pour l'époque) au style très cartoon, qui "adoucissait" le contexte historique du jeu. Alors Return to Castle Wolfenstein n'a pas le droit à l'erreur s'il veut être le digne héritier de Wolf3D : il doit être prenant, amusant à jouer, révolutionnaire graphiquement, haletant, etc... De nouveaux éléments sont venus s'ajouter aux FPS depuis Wolf3D : le multijoueur (Doom), le scénario (Half-Life), l'univers riche (HL, NOLF), l'humour et la personnalité du héros (Duke3D), etc... Bref, le pari est risqué, et nous ne pouvons qu'espérer qu'il l'ait remplis.


Histoire

L'histoire, en général, est quasiment la même que celle de Wolf3D : Vous devez contrer les Allemands qui veulent construire une armée démoniaque pour gagner la Seconde Guerre mondiale, car ce conflit commence à sentir le roussi pour eux. Et donc, ce jeu mêlera l'Histoire avec le surnaturel, un mélange d'Indiana Jones et de X-Files selon ses créateurs. Venons-en à l'histoire détaillée de RtCW :
En 943, le Prince Heinrich I veut conquérir tout la Saxe pour créer un immense empire germanique. Pour cela, il va faire un pacte avec le diable et lever une armée de morts-vivants pour atteindre son but. Sa vague des ténèbres déferle sur ces contrées, anéantissant toute forme de vie. Un jour, au cours d'une bataille, un moine arrête le Prince Heinrich en l'enfermant magiquement dans un tombeau de pierre, pour l'éternité espère-t-il...
En 1943, l'Allemagne domine l'Europe occidentale, mais le bruit des canons soviétiques gronde à l'horizon. Heinrich Himmler, sous-fifre de Hitler, à qui il délaigue le sale boulot (camps de concentration et autres horreurs - dans la réalité), veut répéter l'acte du Prince Heinrich en usant de pouvoirs maléfiques, et même réssusciter le prince. Et les fouilles près du Château de Wolfenstein portent leur fruit : il découvre le tombeau d'Heinrich...
B.J. Blazkowicz, lui, a été envoyé par le BOS (Bureau des Opérations Secrètes) à Wolfenstein pour enquêter sur le comportement bizarre des Allemands. Il est accompagné pour cela de l'Agent Un. Mais ils se font capturer, et ce dernier meurt sous la torture sans avoir parlé... B.J. sent que ça va être son tour, et décide donc d'assommer son garde pour s'enfuir... Là commence le jeu.

Boîte, manuels et installation

Je vais laisser de côté le jeu en lui-même pour vous parler de ce qui l'accompagne. Tout d'abord, il se trouve dans une boite DVD, qui sont décidemment bien à la mode (cette pratique a été lancée par Electronic Arts). Le titre et le logo rouges figurent sur un fond noir au recto de la boite, et le verso présente l'histoire du jeu et les Wolfenstein :

""Wolfenstein, le retour historique
Le mythique jeu de shoot à la première personne d'id Software revient enfin pour vous entraîner dans un combat apocalyptique contre le mal absolu. Mettez un terme aux opérations diaboliques d'Hitler en mode Solo ou affrontez d'autres équipes en mode multijoueur dans une guerre sans pitié. Plongez au coeur du Troisième Reich. Surmontez vos craintes et faites face à votre destin"

"L'Histoire
La Seconde Guerre mondiale fait rage et les nations s'inclinent les unes après les autres devant le Troisième Reich. Hitler a donné carte blanche à Himmler pour créer, grâce aux sciences occultes et aux dernières inventions technologiques, une armée de mutants capable d'annihiler les Alliés une fois pour toutes.
En solo, vous devrez mettre à jour les sombres complots fomentés par les Nazis pour arrêter Himmler - ou mourir en tentant de le faire.
En mode multijoueur par équipe, vous pourrez, grâce aux fonctionnalités de jeu avancées, reconstituer la lutte entre forces de l'Axe ou les Alliés.
Le moteur de Quake III Arena vous permet de découvrir l'univers de Wolfenstein dans toute sa splendeur épique : des environnements, une intelligence artificielle, une puissance de tir et des cinématiques que seuls les développeurs d'id pouvaient réaliser. Le Troisième Reich ne cesse de progresser. Il est temps pour les hommes d'honneur de réagir."

La traduction semble correcte, j'espère qu'il en sera de même pour le reste du jeu. Ouvrons la boite...

On y découvre tout d'abord une petite carte de référence contenant toutes les commandes par défaut et leur description étendues sur un clavier et une souris, avec une distinction colorée entre touches dédiées aux modes solo, multi, ou les deux.

Ensuite, voici le manuel. La couleur prédominante est le brun. La couverture est le logo blanc du jeu (double aigle) sur fond brun foncé avec des points bruns clairs. Les pages à l'intérieur ont un fond brun clair, et le texte est dans une police proche de celle des caractères de machines à écrire de l'époque. Le manuel est divisé en deux parties : le mode solo et le mode multi. Chose intéressante et amusante : Sur chaque page droite se trouve, en bas de la page, un "Conseil tactique", une astuce de jeu en fait, et à gauche se trouve un cadre ayant comme titre "Saga Wolfenstein", dans lequel se trouvent des infos sur Return to Castle Wolfenstein, Wolfenstein 3-D, Spear Of Destiny et même Castle Wolfenstein. Je profite que l'on parle de ce jeu pour vous annoncer qu'il y aura vraisemblablement une petite partie du site qui sera dédiée à ce jeu de 1983, développé par Silas Warner pour Apple II, un jeu de plate-forme, à la Commando (Amstrad CPC) pour les connaisseurs... Bref, il est amusant de se replonger dans le passé en jouant à un jeu aussi moderne, voire même avant-gardiste sur certains points. Le manuel vous explique en long et en large le contenu du jeu, comment utiliser au mieux son interface et ses commandes, qui sont vos ennemis, les fonctions des options du jeu, etc... Le manuel se termine par les crédits, qui présentent le nom des personnes ayant travaillé de près ou de loin sur le jeu, ainsi que leur fonction respective.

Le CD du jeu maintenant. L'autorun du CD est assez simple, et vous permet soit d'installer le jeu, soit de découvrir les extras, qui sont en fait l'installation de DirectX, le manuel d'aide ainsi que le fichier LisezMoi du jeu. Pas de vidéo ni de démo d'autres jeux, ni encore moins de Wolf3D ou de SOD comme beaucoup avaient pu l'espérer... L'installation du jeu vous permet d'écouter des extraits de quelques unes des superbes musiques composées par Bill Brown. Le jeu prend environ 650 [Mo], mais vous n'aurez plus besoin du CD durant le jeu.

Interface

Et maintenant, parlons du jeu. En le démarrant, on peut voir une vidéo d'introduction, digne des cinématiques de Blizzard. Les voix françaises ne sont pas extraordinaires, mais sont correctes. La vidéo est elle très impressionnante. Elle vous présente l'histoire dont je vous ai parlé ci-dessus (en 943, puis dans les fouilles de Wolfenstein en 1943). Ensuite, vous accédez au menu principal du jeu. Une remarque est à faire directement : la partie solo et la partie multi sont deux jeux différents. Vous pouvez accéder depuis une partie à l'autre, mais vous devez redémarrer le jeu. Ceci a été fait pour facilité le travail des équipes de développement, une pour le solo (Gray Matter Interactive Studios), et une pour le multi (Nerve Software). Les menus sont très clairs, très bien conçus, et on voit bien l'influence d'id Software, avec une interface se rapprochant fort de celle de Quake 3 : Team Arena (avec vidéos intégrées pour présenter les cartes et les objectifs pour le multijoueur). Vous pouvez modifier une foule de paramètres, et ceux qui ne vous sont pas accessible peuvent être modifiés par la console, que l'ont peut ouvrir à tout moment via une simple pression de touche (généralement ²), comme tout jeu d'id Software depuis Quake (ou Doom... ?). Le fond du menu principal nous montre la tête de B.J. (animée) sur fond de beau drapeau américain et un drapeau allemand troué et brulé, flottant à côté d'un tank immobile. Tout cela est très beau. Le logo de RtCW brule au-dessus des options, qui consistent à démarrer une nouvelle partie, en charger une, accéder à l'autre partie du jeu (solo ou multi), voir les crédits et quitter le jeu. Cette dernière fonction ne s'activera que si vous dîtes oui au message qui s'affiche, message ressemblant fort à ceux de Wolf3D (genre "Alors, on déserte ?"). Démarrons une partie. Ici, pas d'épisode, vous y accédez à travers le jeu, comme tout FPS moderne (depuis Quake 2). Mais il y a trois niveaux de difficulté (Wolf3D en avait 4), qui sont : "Tapez pas trop fort" (équivalent du "Don't Hurt Me", difficulté minimale), "Qu'ils y viennent" (correspondant à "Bring It On", niveau de difficulté intermédiaire), et enfin le surprenant "Ça va défourailler à mort !" (qui correspond au "I'm the Death incarnate", niveau le plus dur)... Ce dernier niveau n'est pas très dur finalement (constat effectué après y avoir joué), je vous conseille de jouer au jeu en ce mode si vous voulez en profiter au maximum. C'est parti donc pour le "défouraillage" (mais où ont-ils été chercher ce mot ??!!). Le jeu début par une scène cinématique dans laquelle vous êtes dans le BOS, où ses dirigeants s'inquiètent du sort des deux agents envoyés à Wolfenstein. Ensuite, vous voyez le reste de l'histoire se dérouler (l'Agent Un se faire torturer, puis le bourreau envoyer un garde vous chercher avant que vous ne l'assommiez). C'est parti !!

Moteur 3D

Les graphismes sont splendides, et on voit bien que le moteur de Quake III : Team Arena a été poussé dans ses derniers retranchements. Ce fait est encore plus vrai lorsqu'on arrive dans la cour du Château, à l'extérieur, avec les superbes décors de montagne et le magnifique ciel animé... Des effets d'ombres ont été ajoutés pour les décors, mais pas pour les personnages (sinon votre machine serait à genou). J'ai toutefois remarqué certains problèmes de compression avec les textures, et notamment avec celles des flammes, qui présentaient les erreurs que l'ont trouve dans les images trop compressées... Curieusement, ces problèmes n'étaient plus présents dans la démo, et je n'ai pas pu m'en débarrasser dans le jeu complet... Disons que c'est de ma faute...

Mode solo

On se retrouve dans le Château Wolfenstein, dans la cellule puis le couloir que vous voyez au-début de la vidéo montrée lors de l'E3. Les décors intérieurs sont splendides, magnifiquement travaillés, avec des passages secrets originaux et surtout plus faciles à trouver que dans Wolf3D (les développeurs ont avoué qu'ils ne voulaient pas que le joueur passe son temps à les chercher). Vous pourrez y trouver des trésors qui ne servent absolument à rien (puisque les statistiques de fin de niveau ont été virées du jeu...), mais bon... Personnellement, le premier épisode est l'un de mes préférés. Le passage du téléphérique est très impressionnant, et ressemble fort à celui de No One Lives Forever, les hélicoptères en moins... Cette comparaison va revenir souvent dans ce test, tant ils sont proches l'un de l'autre. Comme dans NOLF, vous pourrez discrètement surprendre des conversations entre ennemis au détour d'un couloir, parfois surréalistes (genre "Ma mère fait une meilleure choucroute que la tienne). Toutefois, l'humour n'est pas autant présent que dans le jeu de la Fox (ou que dans Wolf3D), et c'est dommage. Ce niveau m'a également fait penser à celui de Project IGI nommé "Le nid de l'Aigle". Ces deux jeux ont apparemment beaucoup influencé les développeurs de GMIS. Comme dans ces deux jeux, il y a des passages d'infiltration et de discretion (notamment un dans la forêt, magnifique, très plaisant à jouer), mais aussi des passages de bourrinage, ce qui offre une certaine variété. Comme dans NOLF, vous pouvez choisir de traverser le niveau discrètement, sans vous faire repérer, pour ainsi entendre les conversations entre gardes, ou alors rentrer dans le tas et déclencher tout de suite l'alarme (que vous pouvez éteindre). Certaines missions, et notamment celle de la forêt ou celle dans laquelle vous devez assassiner des Généraux allemands (fantastique, l'une de mes préférées également), imposent que vous la finissiez sans déclencher une seule fois l'alarme (ou ne pas tuer un garde particulier vous permettant d'accéder à une base secrète), ce qui peut parfois être délicat. Et c'est tant mieux ! Les missions sont très variées, vous faisant passer des ruines d'une ville ou d'une usine à une forêt, une base aérienne (avec les premiers avions à réaction), des catacombres lugubres ou un grand château, ce qui est un gros point positif du jeu. On passe d'un environnement à l'autre, d'un mode de jeu à un autre, ce qui procure beaucoup de plaisir et qui nous accroche au jeu, comme dans NOLF. Les concepteurs de niveaux et d'environnements sont très forts. Les textures sont très détaillées puisqu'elles proviennent de photos prises en Europe, dans des décors réels. Vraiment, le moteur de Quake 3 : Team Arena est excellent, et c'est grâce à RtCW que l'on peut voir l'étendue du talent de John Carmack, son programmeur, qui avait également conçu celui de Wolf3D...
Les ennemis maintenant. Leur modélisation est impeccable, leur habillage et leur visage sont très variés, ils peuvent cligner des yeux et ouvrir la bouche, et se mouvent en général d'une façon très réaliste. Leur IA est correcte, ils peuvent s'abriter (même les zombies, qui se cachent de vos balles dans des angles où vous ne pouvez pas les atteindre, vous forçant à les affronter de plus près), renvoyer vos grenades, déclencher les alarmes, renverser une table, etc... Mais leur positionnement est parfois bizarre (des gardes dans les égoûts, dans un coin paumé, etc...), et leurs attitudes sent le script à 100 m... Ils réagissent toujours de la même manière, et ne sont pas très intelligents (ça reste du moi-voit-moi-tue), pas autant que ceux de Half-Life, éternelle comparaison dans ce domaine... Ils peuvent courir face à une porte et rester bloqué, ou ne pas réagir à votre présence si vous êtes derrière une vitre... Quand ils sont blessés, ils réagissent peu, et la localisation des dégâts est approximative. Quand ils meurent, ils s'écroulent bien, sauf sur des escaliers au-dessus desquels ils glissent d'une façon peu réaliste... Mais ils peuvent toutefois s'écrouler sur une barrière et la casser, se payant ainsi un ultime vol plané. On aurait aimé les voir épouser la forme des escaliers, ou se rouler en boule dessus ou dans les grosses pentes... Bref, les ennemis sont très bien modélisés, réagissent bien à votre présence ou vos attaques, mais il y a mieux... Parfois, vous en rencontrerez des entrain de chanter en étant complètement plein, ou être poursuivis, tués puis dévorés par des zombies. Il y a parfois des évênements scriptés qui ponctuent le jeu, mais c'est généralement du bourrinage avec des ennemis qui se réveillent tout le temps quand vous êtes passé à côté d'eux... Le sentiment d'être dans un monde vivant est présent, mais moins que ce qu'on aurait pu l'espérer. C'est scripté, comme tout jeu avant RtCW.
Le jeu manque aussi cruellement d'humour et de seconde degré, comme dans Wolf3D ou NOLF. Des scènes humoristiques assez poilantes sont présentes (nazis bourrés, qui râlent, qui vantent la choucroute de leur mère), certes, mais on aurait préféré en voir plus... Dommage...
L'histoire du jeu est assez passionnante, mais elle n'est pas essentielle pour la progression, et on aurait vraiment aimé être plus plongé dans cet univers, comme dans Half-Life ou NOLF... Je crois qu'un effort là-dessus devra être fait sur un éventuel add-on (chose plus que probable), dans lequel il faudra éviter que le joueur ne se contente que de remplir les deux-trois objectifs du niveau, de tuer les ennemis et d'aller vers la sortie. Mais il faut quand même saluer le travail des scénaristes, qui ont trouvé là un bon scénario.
Grosse tare pour le mode solo : il est beaucoup trop court, même en mode dur. Une dizaine d'heures vous suffit pour le finir, et il y a peu d'endroits où vous devrez recommencer vos parties.
Autre point : B.J. Fort sympathique dans Wolf3D avec sa tête cartoon, et sa machoire qui se déboitait dès qu'il regardait sur les côtés, dans RtCW, c'est un légume, qui a perdu toute personnalité. Un anti-Duke, et c'est dommage...

Multijoueur

Ceux qui ont joué à la démo MPTest en connaissent déjà une partie. Vous devez choisir entre trois modes (en attendant les mods, qui devraient fleurir sur le Net) : mode à objectif (comme dans la MPTest), ressemblant au mode Assault d'Unreal Tournament, où un camp doit remplir un certain nombre d'objectifs pendant que l'autre doit les en empêcher (sauf dans la carte Depot, dans laquelle les deux camps doivent remplir des objectifs), le mode partie chronomètrée, le même que le précédent à part que les équipes s'inversent à chaque partie, qu'on ne peut pas changer de camp, et que les équipes ont le même nombre de joueurs (à 1 près), et enfin le mode Checkpoint, similaire au mode Domination d'UT, véritable inspiration de ce jeu pour Nerve, dans lequel vous devez garder le plus longtemps possible un maximum de drapeaux à vos couleurs. Le mode multijoueur peu sembler assez peu varié, mais l'exploration de ces trois modes aura vite faite de vous faire changer d'avis.
Une fois un mode choisi, vous devez déterminer votre camp (Allemands ou Alliés) et votre classe. Il y en a 4 disponible : le Soldat, qui peut utiliser toutes les armes, l'Ingénieur, qui ne sait utiliser qu'une arme à deux mains, mais qui sera utile pour poser ou désamorcer des charges explosives, ou réparer des mitrailleuses, le Médecin, qui n'a qu'une arme à deux mains mais qui augemntera de 10 points en début de partie la vie de ses coéquipiers, et qui pourra leur en fournir durant le jeu, et même les réssusciter s'ils viennent juste de passer l'arme à gauche sans que leur corps ne soit déchicté ou qu'ils soient entrés dans le menu Limbes, et enfin l'Ingénieur, qui, avec ses jumelles, pourra coordonner les attaques et lancer les raids de mortier, et aussi fournir en munitions ses coéquipiers et appeler des raids aérien à un endroit précis en y lâchant une grenade fumigène (à l'extérieur uniquement). Comme les deux autres, il n'a droit qu'à une arme à deux mains bien précise. Ces différentes classes confèrent au jeu une réelle profondeur, et une bonne entente entre coéquipiers est primordiale pour atteindre ses objectifs. Une fois que l'on meurt, soit on attend un médecin pour résurrection (on a peu de temps avant de mourir), soit on va dans le menu Limbes, dans lequel on peut suivre ses coéquipier ou changer de camp, de classe ou/et d'arme, avant de réapparaître dans les prochains renforts. Fini les attentes interminable de Counter-Strike, ou les réapparitions directes d'Assaut ; ici, on peut jouer, mais il faut jouer finement. C'est grâce à ce système que des stratégies et des escouades se forment automatiquement, donnant au jeu un immense intérêt en réseau.
Les cartes sont immenses, et les premières heures de jeu seront consacrées à leur découverte et à celle des objectifs, pas toujours évidents. Mais une fois connues, on se rend compte que ce jeu est extraordinaire. On aurait toutefois aimé voir plus de carte, et peut-être des cartes moins grandes et animées partout, mais une fois le jeu bien pris en main, on ne le lache plus !
On regrettera surtout pour ce mode l'absence de bots, qui auraient été très utiles pour s'entrainer, ou même pour y jouer quand on n'a qu'une connexion classique. Ceux de UT se débrouillaient bien, et ceux de Quake 3, dont le code est la base de celui de RtCW, n'étaient pas trop mal. Ce mode est donc destiné à ceux qui ont une connexion haut débit ou qui fréquentent souvent les LAN... C'est une lacune, dommage...

Armes

Là-dessus, les développeurs de Gray Matter ont super bien bossé : Elles sont variées, et certaines ont des effets graphiques fantastiques. Les armes sont tantôt réalistes (MP, Mauser, Luger, etc...) et extrêmement bien rendues (Sten avec surchauffe interdisant son utilisation pendant quelques secondes, lance-flammes et ses flammes magnifiquement rendues - une référence), tantôt imaginaires (le fusil Venom, qui crache un nuage de balle sur la malheureuse victime, avec indicateur pour la surchauffe, comme le Sten, et le fusil Tesla, avec de magnifiques effets graphiques). Leurs sons sont également très bons. Bref, la création ou la reconstitution de l'arsenal de B.J. est une franche réussite. En multijoueurs, les armes lourdes que sont le lance-flammes, le Panzerfaust (lance-roquette) et le fusil Venom (pas de Tesla dans le multi) ralentissent la vitesse de course de leur utilisateur, rendant à ce mode de jeu un plus grand équilibre d'arsenal pour les joueurs.


Conclusion

Bref, nous avons là un grand jeu, mais pas LE FPS... Nerve, arrivé à la rescousse en fin de développement pour créer un mode multijoueur destiné à la poubelle, a fait un grand travail, donnant au jeu une immense profondeur en réseau. Ils ont énormément de talent. On regrettera toutefois l'absence cruelle de bots. Une fois la partie multijoueur bien prise en main, je vous promet des centaines d'heures d'amusement. Gray Matter aussi a fait un grand travail dans la partie solo. L'aventure est prenante, sans plus, les environnements sont très variés et très beaux, tout comme les graphismes et les modèles d'ennemis, qui sont intelligents, mais qui peuvent souffir parfois de quelques problèmes (de comportement et de modélisation)... L'humour aurait dû être plus présent, et c'est dommage. B.J. n'a aucune personnalité dans le jeu, et c'est également fort dommage. Le jeu est très court, ce qui frustre un peu, mais cette dizaine d'heure nous promet de belles surprises et un bon amusement ! Au final, on peut dire qu'id Software, accompagné de ces deux jeunes studios, a fait de l'excellent travail... Mais le jeu nous laisse un peu sur notre faim et avec une légère déception, bien qu'il soit d'une très grande qualité.

Notes

Graphismes : 4,5/5
Le moteur de Q3:TA se transcende et les environnements sont variés. Les armes, les décors et les personnages sont très bien rendus.

Histoire / Scénario : 4/5
Des évênement scriptés ponctuent le jeu, mais ils restent assez rares et peu utiles. L'histoire est bien ficelée, mais est également peu utile pour le jeu.

Personnage / Humour : 3,5/5
B.J. a perdu tout son charme, et c'est dommage. L'humour est présent, et parfois de façon mémorable, mais pas assez. En réseau, le système de renfort nous fait tenir à la peau virtuelle de notre personnage.

Adversaires : 4/5
Intelligents et très réalistes dans leurs mouvements, avec toutefois parfois de gros problèmes.

Jouabilité : 4,5/5
Prise en main et jouabilité excellentes, on s'amuse bien.

Durée de vie : 4/5
Le jeu solo est passionnant mais court, mais on se rattrape sur le mode réseau, excellent.

Multijoueur : 4,5/5
On aurait aimé plus de modes et de cartes, mais ceux déjà présent ont une immense profondeur et sont très amusants à jouer. Vivement les mods !

Innovations : 4/5
Il n'apporte aucune nouveauté, mais transcende le genre. Un peu de NOLF et de Project IGI pour le mode solo, de UT et de Day of Defeat pour le multi, saupoudrés dans un mélange détonnant !

Musiques et sons : 4,5/5
Les musiques sont excellentes - merci Bill Brown -, tout comme les sons, qui se payent le luxe d'être en plus réalistes. On regrettera toutefois de ne pas entendre plus BJ, et que des expressions des ennemis ne soient pas en Allemand, comme dans Wolf3D. Vous pourrez toutefois chanter en coeur avec quelques Allemands bourrés...
llama
Le 13/10/2003 à 13:58
Note : 6/10
D'abord une précision.
Je m'attarderai en priorité sur la partie solo. La partie multi-joueur était très réussie, mais elle a été dépassée par le Stand alone gratuit ennemi territory, qui outre ses qualités intrinsèques, est gratuit. En résumé: le multi est bien mais jouez à ET qui est mieux et moins cher.

Pour le SP, le sentiment est plus mitigé. Les textures sont très jolies, les objets détaillés, les modèles soignés, mais tout ceci manque de corps: le multi est trop long, l'histoire est quelquonque, les idées ne sont pas exploitées à fond, bref tout cela est très inégal et beaucoup trop court. Les petits détails comme les repas, les astuces de gameplay (zombis qui se cachent derrière le bouclier, les décors destructibles, la surchauffe des armes...) sont amusants mais pas très bien employées. Les gonzesses SS sont par exemple une bonne idée, mais plutôt mal employée. Les scripts et conversations sont trop anecdotiques, les différences de niveaux de détails entre les différents levels assez gênantes. Il manque au jeu le coté labyrinthique du premier Wolf.

Grosso modo, le solo est trop léger, pas désagréable, mais n'est pas le digne successeur du mythique Wolf qu'on attendait. Le multi est surclassé, l'intérêt de l'acquisition me parait douteux, surtout face à ET.
Akshell
Le 13/10/2003 à 11:21
Note : 7/10
Un retour réussi au chateau Wolfenstein.
Des années après le succès d'id avec Wolfenstein3D le premier FPS en 3D sur PC, on retrouve enfin l'ambiance de ce jeu mythique. Il faut bien reconnaitre que Wolf3D n'était pas si impressionnant que ça a sa sortie, tout plat et très répétitif mais il avait une certaine ambiance.

La partie solo
Et c'est bien ce qu'on retrouve dans ce retour, comme dans le premier on est un agent secret americain fait prisonnier par les nazis. Le jeu débute au moment où l'on vient d'attaquer un garde pour sortir de sa cellule. C'est la que l'histoire diverge, il ne s'agit plus de tuer Hitler, mais de découvrir et d'empécher la division paranormal du reich d'accomplir sa mission... Dès la vidéo d'introduction on sait que tout tourne autour d'un Über-méchant disparu Heinrich 1er.

Les premières missions vous font rencontrer soldats allemands, officiers nazis, comandos féminins SM en cuir, ensuite l'histoire commence vraiment et on découvre des catacombes avec des zombies affamés, un laboratoire secret remplis de cyborg et...
Les décors sont assez variés et très réussi, le moteur de quake 3 est vraiment bien exploité. On y retrouve les armes classiques de tout FPS sur la 2nde guerre dont le très très réussi lance-flamme, plus quelques armes plus sophistiqués comme le venom précurseur de la gatling de Terminator ou un rayon de la mort qui tue. On retrouve le lot habituel de passage secrets, mais ce qu'on peut regreter c'est la durée de vie de la partie solo moins d'une dizaine d'heures même en prenant son temps, et la fin pas forcément très réussi avec un ennemi trop facile à battre.

La partie multijoueur
Reste pour s'amuser la partie multijoueur réalisé par une autre équipe de développement avec les mêmes modèles, les mêmes armes, mais avec un gameplay un peu différent avec 2 modes de jeux :
  • Le mod classique de DoD : dominer la carte, c'est à dire prendre et garder tout les drapeaux de la carte.
  • Le mode objectifs où il s'agit de prendre successivement des objectifs pour gagner la map pendant que l'adversaire défend.
La plupart des maps de base sont tirés du jeux solo et adaptés au multiplayer, on est pas totalement dépaysé quand on débarque dans une partie, comme dans DoD ou de nombreux autres jeux on y retrouve un système de classe chacune ayant plus ou moins de choix d'armes : officier, medic, ingénieur, soldat. chacune avec sa spécialité parfois indispensable : il ne faut pas espérer franchir les fortifications d'une plage du débarquement sans un ingénieur, ni même aller très très loin sans un medecin.
Hélas le jeu est ultra bourrin, on se retrouve vite coincé par les tirs des venoms, les lance-flammes ou les support aériens demandés par un officier.
Loyus
Le 11/10/2003 à 21:10
Note : 7/10
über sympa.
La campagne solo, sans être extraordinaire, reste accrochante. Les décors sont variés, intérieurs ou extérieurs, l'ambiance y est même si l'histoire est sans surprise. Seule la fin laisse à désirer, où on fait le tour cinq fois de petits niveaux bâclés en déclenchant des triggers pour combler le vide. En bref, un solo sans éclat mais très honnête, avec une durée de vie correcte, qui vous fera passer un bon moment.

Pour le multi-joueur, faites plutôt un tour du côté d'Ennemy Territory tant qu'à faire, un standalone gratuit (suffit de le télécharger et hop).
Napalm
Le 11/10/2003 à 20:24
Note : 8/10
Return to caslte wolfenstein m'avais impressioné techniquement lors de sa sortie par des modèles et des textures de toute beautées.
Il a maintenant bien sur un peu vieilli mais reste tout à fait honnete.
Vous y incarnez un soldat d'elite US (un schwarzy like) qui devra déjouer les plans des Nazis qui ont trouvé de quoi faire des armées surhumaines grace à la magie de Heinrich 1er, recussité par les troupes speciales d'Himmler (oui c'est un bon scénar bien naze comme on aime).
Ayant bien squatté wolfenstein 3d à son époque, c'est avec plaisir que l'on s'echappe du chateau son luger à la main (il manque quand même les bergers allemands, mais on y retrouve la gatling, les zombis...). C'est un jeu très arcade remplis de clichés de série Z (les ubersoldat cybernazis, les meufs commandos SS en latex...) que l'on peu faire d'une traite sans s'ennuyer au niveau du solo, et qui laissera de bons souvenirs. Une durée de vie assez faible par contre, ne prevoyez pas plus de 6-8h de jeu selon le niveau de difficulté choisit.
Le multi quand à lui est excellent et justifie l'achat sans problème (surtout à 15€). Vous y retrouverez ce qui fait le succès d'enemy territory (sans l'xp, mais avec la venom !!!) et de nombreuses maps. Rabattez vous d'ailleurs sur l'excellent enemy territory, stand alone et 100% gratuit si vous ne l'avez jamais testé.