
Bien qu'il y ait un mode multiplayer pour la version XBox (pas PC ni GCube), Red Faction 2 est avant tout un jeu orienté solo avec une campagne scénarisée. Le joueur incarne Alias, un expert en démolition et membre d'un squad de super soldats gonflés au nano-améliorations.
Votre équipe va travailler pour le mouvement Red Faction qui tente de renverser un dictateur tyranique nommé Sopot. L'action débute alors que le joueur et ses coéquipiers sont pris au milieu d'un soulèvement de foule.
L'action se déroule sur terre et tout le matériel, véhicule, armes, etc. sera nouveau.
Le jeu est sorti sur PS2 en 2002 est devrait arriver sur les autres plate-formes en 2003.


Red Faction II
Quand on a une machine qui commence tout doucement à accuser son age, on évite de sauter sur les dernières nouveautés "toujours plus belles parce que c'est ce qui va vous différencier des autres productions" et on fouille dans les bacs "Hits Collections" (petits prix). C'est là que je suis tombé sur Red Faction I et II. Après avoir installé et terminé le premier qui ne m'a pas franchement emballé (ok, j'ai pas aimé du tout), j'ai essayé le second avec une certaine appréhension.
L'histoire débute "il y a deux ans". Vous incarnez Alias, un membre d'une escouade militaire nano-modifiée grâce à une technologie développée dans les laboratoires d'Ultor sur Mars (seul point commun avec le 1er volet). Vous êtes chargé par Sopot (un dictateurs que l'on suppose sanguinaire, comme tous les dictateurs) de récupérer la fameuse technologie des mains de l'ennemi. Evidement, une fois la mission accomplie, Sopot découvre la vraie puissance de l'équipe et décide de l'éliminer afin de la remplacer par une nouvelle armée nano-modifiée plus idiote (pour… err… pas qu'elle se retourne contre lui, c'est la seule idée qui tienne la route).
L'équipe est composée d'Alias, l'expert en démolition. Tangier, une experte en piratage et infiltration. Repta, une brute épaisse fan de gros flingues. Quill, sniper d'élite. Shrike, le pilote (un peu l'équivalant de Looping dans l'agence tout risque, pour remettre au niveau). Et enfin Molov, le gradé qui dirige l'équipe.
La première chose qui choque, c'est le graphisme. Après avoir vu un grand nombre de critiques sur le net ("c'est moche", "monstrueux", "à gerber" et je suis certain que vous avez d'autres adjectifs en tête), je dirai que le graphisme est cohérant; Ce n'est pas du photo réalisme que l'on a tenté de faire. Ni même du réalisme. Les décors, les textures, les modèles, les sons, les musiques. Tout doit être mis dans le même panier : c'est arcade. Les couleurs sont très claires, parfois carrément pastelles. C'est une ambiance particulière, ça change.
Le géomod est trop peu exploité dans la majorité des niveaux. Il est toujours amusant de démolir un mur pour accéder rapidement à une pièce ou empêcher les ennemis de se planquer, mais on se rend vite compte qu'il ne s'agit que d'un gadget. Il aurait pu être mieux intégré au jeu (comme dans le 1er, où il est possible de barrer la route du Tank en faisant sauter le pont).
Le gameplay est rapide. Ca va à du cent à l'heure : on prends un ascenseur, des gars se pointent aux balcons, on les descends les uns après les autres, puis d'autres descendent par l'ascenseur en face, on les dégommes, on quitte de la plateforme et hop, on recommence… Plus tard dans le jeu, on croise d'autres types d'ennemis, certains sont moins résistants mais en grosses quantités alors on se la joue Tarantino avec un flingue dans chaque main.
L'aspect "arcade" est encore renforcé avec les akimbo justement : il est possible de choisir avec quelle arme tirer. Par exemple, vider les deux armes d'un coup, ou, plus intelligemment, tirer avec l'une pendant qu'on recharge l'autre. La gestion des points de vies est elle aussi très étrange : il y a trois paliers de vies. Si vous êtes gravement blessé lors d'un combat, il suffira de se planque quelques instants pour se régénérer automatiquement jusqu'au prochain palier de vies. Cette astuce ne vous permettra cependant pas de n'utiliser aucune trousse de soins. Toujours dans la série arcade, il y a l'humour un peu bon enfant et série-B. Par exemple, les répliques idiotes que lancent les gardes lorsque vous dessoudez un de leurs collègues : "c'était un cousin éloigné !", "on a fait toutes nos primaires ensembles !". On tombe aussi dans certaines situations complètement idiotes (par exemple, emprunter un ruelle étroite avec un tank, c'était relativement drôle).
Certaines missions se complètent au pilotes d'appareils (avions, tanks, armures de combat…), la plus part du temps, vous ne serez pas aux contrôles, vous vous contenterez de tirer sur les ennemis qui se pointent devant vous pendant que Shrike dirige l'engin. D'autres fois, vous serez seul et vous aurez libre choix de vos déplacements.
Hélas, le jeu est trop court, beaucoup trop court. Red Faction II se termine en une bonne après-midi. Les missions décrites sous formes d'objectifs à accomplir n'ont aucune sorte d'intérêt (vous finissez toujours par faire ce qu'il faut, sans même le deviner), les objectifs secondaires sont une bonne idée (puisqu'ils permettent de débloquer des trucs et des machins) mais ils ne sont pas renseignés. Ce n'est pas gore, malgré quelques tentatives, le sang et les tripes (?) ne ressemblent à rien. Le fait de ne pas pouvoir démolir TOUS les murs est parfois frustrant (parce qu'on avait une idée trop drôle pour prendre les ennemis à revers). Les missions sont trop dirigistes. Les musiques sont parfois minables, comme certains doublages font parfois pitié. L'IA est suffisante en intérieur, elle est idiote en extérieur. Les maps deathmatch ne sont vraiment pas terribles. Le plus gros regret étant encore le fait qu'il n'y ait pas d'éditeur de niveaux.
(je justifie ma note qui dépasse 5/10 par ceci : le but d'un jeu est d'amuser, c'est ce que Red Faction II a fait, alors il mérite au moins la moitié)
+ Très arcade
+ L'ambiance particulière
+ Le second degré bien con
+ En budget, ça va changer des jeux à 50€
- Très, très court
- Le géomod mal exploité voire pas du tout
- Certaines musiques pire quand dans le 1er (techno allemande eighties)
- Aucune scène mémorable
- Pas de vraies sauvegardes DANS les niveaux