Masiko | dimanche 18 juin 2017 a 23 h 41

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Suggestion de la Semaine #82 : Catherine


Dans La Suggestion de la Semaine, on fourre notre bras au fond du tiroir de la rédaction pour vous conseiller des bidules et des machins susceptibles d'attiser votre curiosité et de vous donner de quoi avoir l'air intéressant devant vos amis à l'apéro.

Jeux, films, documentaires ou œuvres plus obscures, c'est ici qu'on pourra se permettre de parler d'autre chose que des FPS, en attendant la nouvelle version du site où on fera des vidéos commentées sur les jeux Nintendo et où Squeezie sera invité dans nos locaux pour inaugurer notre rachat par Bolloré®.




Ma première expérience avec les jeux Atlus s’est faite chez un pote avec Catherine et un lendemain de cuite. Pas forcément le meilleur moment pour s’intéresser au jeu, j’ai laissé tombé assez vite avant de m’y remettre longtemps après, quand j’ai pu mettre les mains sur une PS3. Oui, je vais parler d’un jeu exclusivement console, mais que voulez-vous, les japonais viennent de découvrir que très récemment que le PC était une plateforme de jeu.



Catherine est sorti en 2011 et est un mélange de Plateformer et de Puzzle Game. On y joue Vincent, un mec un peu loser qui s’accommode tranquillement de sa routine “boulot-bar-copine”. Un train de vie qui ennuie sa chère et tendre Katherine, qui aimerait le voir s’investir un peu plus dans leur vie de couple après ces quelques années passées ensemble. Pendant ce temps, une série de mort curieuses touchant les hommes accaparent les médias.

Vous aurez certainement remarqué que le nom du jeu est Catherine, alors que sa copine s’appelle Katherine. Deux orthographes différentes pour deux personnages, dont un qui viendra causer bon nombre de troubles à Vincent, qui se serait bien passé d’une homonyme aussi plantureuse que sulfureuse. Un lendemain de cuite, le personnage principal se réveille à côté de la dame avec un “C” et se rend compte donc du drame, la tromperie. Le pire, c’est qu’il ne s’en souvient même pas, n’ayant en mémoire qu’un rêve particulièrement horrible dans lequel il se sentait mourir.

Le jeu se divise en deux phases. La première au bar The Stray Sheep pendant laquelle vous discuterez avec vos potes et les clients, répondrez aux textos des K/Catherine et viderez vos verres pour s’enivrer et obtenir des bonus pour la phase qui suit. La seconde partie se déroule dans les cauchemars de Vincent et demande au joueur de grimper une série de cube en évitant de mourir sur les pièges, en tombant d’un cube ou en se faisant pousser par un mouton anthropomorphe au moins aussi effrayé que le protagoniste. Une fois à l’abri, une sorte de prêtre dans un confessionnal vous posera des questions sur votre conception de l’amour, de la relation amoureuse et même de votre sexualité. Ces questions influencent votre baromètre symbolisant votre “morale” (ou plutôt vers quelle C/Katherine vous vous dirigez) et par extension, les événement à venir. Au réveil, l’histoire progresse et les galères de Vincent s’accumulent.

Catherine est un Puzzle-Game simple à comprendre mais qui devient vite très complexe au gré de la progression. Les puzzles de fin donneront du fil à retordre à tous ceux qui aiment le genre ou le scoring, sachant qu’il y a plusieurs niveau de difficultés. Une fois l’histoire complétée une première fois, vous pourrez tenter d'améliorer votre score en prenant le moins de temps possible pour l’escalade et en minimisant les temps morts. Battre les derniers niveaux en un temps record demande de la mémoire et une exécution irréprochable.


L’ambiance de Catherine est assez singulière, Atlus aime mélanger les genres et les styles et signe là un pot-pourri sans pareil : l’ouverture du jeu se fait avec Trisha, une rousse avec une énorme coupe afro, qui présente l’histoire de Vincent comme un épisode de The Twilight Zone, les séquences animées ont été faites par le studio 4°C (à qui l’on doit Amer Béton et Mind Game, entre autres), quant à la bande son, Shoji Meguro mélange les genres hip-hop et jazz pour les moments dans le bar, tandis que les phases de puzzles profitent de pièces orchestrés pour souligner la tension.

Le jeu n’étant sorti que sur console, il vous faudra taxer celle d’un copain mais Catherine mérite que l’on s’y intéresse, avec ses personnages bien écrit et son questionnement sur votre rapport aux relations amoureuses. Le jeu possède aussi plusieurs fins qui dépendront de vos réponses et de vos actions. Pas très long, mais retors, il peut aussi se montrer le jeu idéal pour tous les amateurs de scoring. Tout est bon dans Catherine, mettez y les mains, faites juste attention de pas vous faire prendre par votre copine.
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