Dr.Loser | vendredi 11 mai 2012 à 19 h 08

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Nooky teste la souris Mad Catz Cyborg: RAT 7


La Mad Catz RAT 7 est une souris filaire pour gamer qui existe aussi en version sans fil sous le nom de RAT 9. Elle dispose de cinq boutons, une molette fixe, un switch DPI à quatre positions, un switch de profils à trois positions, un bouton de sensibilité à la volée et une molette au niveau du pouce.

Surface et finition

Les pièces et l’assemblage sont de qualité, le châssis métallique est un peu moins net que le reste, mais l’ensemble est propre et donne une bonne impression.

La surface est excellente. Elle est noire mat avec une texture très douce qui ne glisse pas trop. Par contre, elle est évidement sensible à la graisse, avis aux amateurs de chips. Les surfaces en gomme sont elles aussi bonnes avec un grip bien présent sans avoir des rainures trop creusées qui accumuleraient la saleté. Moins réjouissant, les vis sur les cotés vont probablement se remplir de salissures et gêner les personnes habituées aux surfaces entièrement lisses.

La taille

La RAT 7 est de loin la plus grosse souris que j’ai pu essayer. C’est avant tout sa largeur extrême qui la caractérise. Son grand avantage est d’être réglable en longueur ainsi qu’en largeur dans une moindre mesure. Vous pouvez faire ressortir la partie soutenant pouce pour donner une prise en main plus “palmée”.

Elle est très lourde, plus de 160 grammes à vide et jusqu’à 180gr avec les poids, autant dire que vous allez vous muscler le poignet.

Voici quelques photos comparatives. Le billet fait 14×8 cm. Ma main fait environ 18×8 sans le pouce. Cette fois-ci, je n’ai pas eu de problème avec l’algorithme anti-faussaire de Photoshop: le billet est presque entièrement caché par la souris !

Cliquez pour une photo à l'échelle 1:1 sur un 22", 16/10 en 1680×1050

La forme

Ce n’est définitivement pas une souris ambidextre, mais la forme générale reste assez neutre. Son look pourrait laisser croire que la prise en main est très particulière, mais ce n’est pourtant pas le cas. Par exemple, elle a une forme plus neutre qu’une G5, une Ikari ou une Imperator. Ce n’est pas non plus une souris pour les petites mains, ni ceux qui soulèvent leur mulot en permanence.

La seule souris s’en rapprochant doit être la G9 avec la grosse coque. Même la XAI, qui n’est pas ce qu’on appelle une petite souris, parait fine après un passage sur la RAT.


Les accessoires permettant de personnaliser la forme

La partie sur laquelle repose la paume est selon moi trop haute, même dans la position la plus rabattue, ce qui peut s’avérer gênant à la longue. Il y a bien un deuxième reposoir, mais il est encore plus haut. En l’enlevant purement et simplement, on se rend compte qu’il est possible de jouer sans, mais le contact de la main avec les pièces situées en dessous n’est pas très agréable. Si vous trouvez la souris trop large, vous pouvez enlever le carénage latéral droit, on perd un peu en confort mais on gagne pas mal de millimètres. La souris est tellement personnalisable qu’un bon bricoleur pourrait même créer ses propres pièces.

Le point le plus haut de la souris est situé environ 80% à l’arrière ; elle est ronde dans les 50% arrière et tombe en ligne droite vers l’avant dans un angle assez faible. Dans sa configuration la plus grande, elle a tendance à basculer vers l’arrière car le châssis s’arrête plusieurs centimètres avant le point d’appui supérieur.

La glisse et le capteur

Les patins sont de bonne qualité. Il y en a cinq disposés sous le châssis métallique, et deux gros sous les supports du pouce et du petit doigt. Ils offrent une excellente glisse.

Concernant le capteur, comme je n’ai pas de labo pour réaliser des tests rigoureux, vous devrez vous contenter de mes impressions personnelles. J’ai trouvé le capteur de la RAT très performant : la précision est excellente et il n’y a pas de décrochage ou de problème lors des violentes accélérations. Là réactivité est au rendez-vous malgré la fréquence dynamique.

Les boutons et la molette

Je n’aime pas trop les boutons plats, car j’ai l’impression d’avoir moins de contrôle sur le clic. Le bouton gauche est bon, avec un clic bien net qui fonctionne sur toute la surface de contact. Le bouton droit est similaire, mais je l’ai trouvé un peu trop sensible ce qui m’a fait réaliser de nombreux clics droits involontaires.

La molette est simple : haut, bas et clic sur le dessus, pas de débrayage ou de clics latéraux. Elle est particulièrement large et sa surface en gomme avec de larges encoches offre une très bonne accroche. Le clic est donc net et facile, même si on appuie un peu de travers à gauche ou à droite. Le crantage interne est par contre un petit peu faible à mon goût, surtout avec un grip extérieur aussi bon.

Les boutons du pouce fonctionnent de façon atypique. En général, on utilise le bout du doigt pour actionner les deux boutons, mais sur la RAT les boutons sont placés à l’arrière : le bouton de devant s’utilise normalement, mais il faut utiliser la première phalange du pouce pour presser celui situé à l’arrière. C’est un coup à prendre, mais ça fonctionne plutôt bien.

Le bouton qui permet de switcher la sensibilité à la volée est une excellente idée, le truc ultime pour fragger sur Red Orchestra. Il permet par exemple de réduire la sensibilité le temps de faire un tir de précision, sans avoir besoin pour autant de changer le DPI. Par contre, j’ai trouvé qu’il était trop renfoncé dans la coque ce qui peut induire du stress pour le maintenir correctement pressé, alors que le but est justement d’être plus précis un court instant.

Il y a également une grosse molette pour le pouce. Pratique pour exploiter les jeux avec des armes semi-automatiques dont la cadence de tir n’est pas limitée : un coup de molette et vous videz votre chargeur.

Le bouton de changement de DPI est monté sur une bascule et fonctionne de façon séquentielle : un coup vers le haut pour augmenter le DPI, un coup vers le bas pour le baisser. Je ne suis pas vraiment fan de ce choix.

Enfin, il y a un bouton qui permet de changer de profil au niveau logiciel. Heureusement, il est situé en retrait et il résiste bien ce qui évite de le presser par erreur.

Le software

Le logiciel de configuration n’est pas un modèle d’ergonomie et de clarté, mais il est puissant et propose une multitude d’options, de binds et de macro. Vous devez par contre le laisser tourner en tâche de fond pour en profiter.

Verdict

J’ai joué plusieurs jours avec la RAT 7 sur Tribes Ascend et Starcraft 2. J’avais un a priori négatif, mais j’ai été agréablement surpris. Le capteur est très performant, la forme est spéciale et demandera un temps d’adaptation, mais l’ensemble est cohérent. Personnellement, j’aurais apprécié un kit de pièces ultra minces pour ajuster l’ergonomie à mes petites mains. J’aurais aussi préféré que la souris soit moins lourde et le bouton droit moins sensible. La RAT 7 est une souris unique sous bien des aspects et mérite de susciter votre intérêt, à condition que vous ne soyez pas allergique à son ergonomie. En effet, même si son ergonomie est entièrement personnalisable, elle ne conviendra pas pour autant à tous les joueurs.

Si vous êtes tenté, on trouve la RAT 7 à 76€ sur Amazon.fr.
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