Netsabes | jeudi 11 mars 2010 à 11 h 34

Medal of Honor | NoFrag

Medal of Honor débute accroupi derrière une chèvre


Il y a deux semaines, Electronic Arts nous a invité à une présentation du nouveau Medal of Honor. On espérait pouvoir y jouer, voire essayer le multi : on a été bien déçus. Durant la petite vingtaine de minutes de la présentation, on a pu voir un nouveau trailer du jeu (qui devrait arriver avant la fin de la semaine sur Gametrailers) et une mission jouée au pad par un développeur (non barbu) sur Playstation 3.

Ce qu'on a vu :

Le jeu se déroule de nos jours en Afghanistan. On incarne un membre de Tier 1, une organisation spécialisée dans les opérations spéciales, formée par des anciens membres des Delta Force et des Navy Seals. On est barbu.


La mission montrée, a priori la première du jeu, débute alors que le joueur est accroupi derrière une chèvre. Vous êtes dans un squad de quatre (noms de code : Mother, Voodoo, Preacher et Rabbit pour le joueur, si on se souvient bien), tous bien barbus. La santé de chaque membre du squad s'affiche quand on passe le crosshair dessus (on ne peut pas les ressusciter s'ils meurent). La mission débute : c'est bientôt l'aube, le berger de la chèvre se fait assommer par un membre du squad (scripté), puis il faut avancer dans un couloir en pleine montagne, passant de rocher en rocher pour «s'infiltrer». On suit une patrouille, on la liquide, etc. C'est très scripté, mais le comportement du squad est correct (on n'a pas vu de téléportation comme ça peut arriver dans le solo de Battlefield Bad Company 2, par exemple).

Le jour se lève, le joueur attaque un campement six barbus ennemis à flanc de montagne. Le feu ressemble à un vieux FMV, preuve que le jeu est encore loin d'être fini. Ca rame copieusement par moments. Au loin, l'US Army procède à un bombardement. Elle est gênée par une DCA, placée par chance juste sur le chemin du joueur. On l'attaque : premier combat un peu costaud du jeu, mais c'est vite réglé. C'est au joueur d'aller placer la charge explosive sur la DCA.


On continue d'avancer dans la montagne : il faut maintenant utiliser un laser pour marquer des transports qui devront être bombardés illico. Ca c'est vite fait, et ça attire quelques talibans supplémentaires : cette fois, les membres du squad ordonnent au joueur de se placer sur un toit de hutte (eux aussi se mettent sur d'autres toits) : tous les vilains talibans s'arrêtent par bonheur pile à côté des huttes où sont cachés le joueur et son squad, ce qui donne une embuscade réussie. Scriptée, mais réussie.

On continue d'explorer : cette fois les restes d'un village à moitié explosé. Alors qu'on passe un angle de mur, on se fait braquer par le dernier survivant dans une cinématique assez moche. Heureusement, le barbu en chef de notre squad nous sauve la vie en tuant le méchant d'une balle dans la tête. Fin de la présentation.


Au final, on a vu un FPS solo scripté ultra-basique, dans la droite ligne des Medal of Honor depuis dix ans, à la différence que ça se passe en Afghanistan. Sans être spécialement chiant, ça n'avait absolument rien d'intense : marcher 40 mètres, buter 2-3 gars, marcher 40 mètres, buter 4-5 gars, marcher 40 mètres, etc. Graphiquement c'est pas dégueulasse et le jeu (ou du moins ce niveau) a une palette de couleurs un peu différente des FPS habituels, un peu plus douce. Ca reste de l'Unreal Engine 3, avec ses défauts habituels (les rochers étaient parfois bien brillants par exemple, ce qui est un peu gênant en montagne). Selon EA, le jeu est fini à 60%. Normalement, ça sort à la fin de l'été. Ca leur laisse, on l'espère, le temps de rendre ça plus intéressant à jouer.

Les previews du reste du monde : Jeuxvideo.com, Jeuxvideo.fr, Factornews, Kotaku, Joystiq, 1Up, Gameblog...

Lire les commentaires...