Ouamdu | samedi 22 novembre 2003 a 15 h 13

Contract J.A.C.K. | NoFrag

Contract O.U.A.M.D.U

Après deux épisodes de No One Lives Forever de très bonne facture, les gars de chez Monolith nous pondent Contract J.A.C.K (comprenez Just Another Contract Killer), une extension stand-alone qui se déroule dans le même univers.

Pas de belle Cate Archer, ici on est un tueur à gages bourru et mal rasé, ce qui va vite se ressentir sur le gameplay, d'ailleurs. Parlons d'abord de l'histoire : malgré une gueule de bois carabinée, vous tentez d'échapper à des concurrents sur le marché des tueurs à gages voulant en finir avec vous. Pendant votre fuite, vous êtes contacté par Dimitri Volkov, le vilain tout pas beau du premier NOLF (l'action se situe entre le premier et le second épisode), cerveau du C.R.I.M.E, qui dit avoir besoin de vos services. En effet, l'organisation terroriste Danger Danger lorgne dangereusement sur une installation secrète en Tchécoslovaquie. Vous devez vous y « infiltrer » (Jack a une conception bien personnelle de l'infiltration) pour en savoir un peu plus.


L'unique apparition de Cate Archer
Serious Jack
Seulement voilà, on n'est plus la jolie brune aux moult subtilités, non. Là on tape dans le lard, pas d'alarmes, pas de possibilité de se cacher dans l'ombre, on a remplacé le « crocheter la serrure » par « défoncer la serrure », on fouille les corps en marchant dessus, pas d'améliorations des caractéristiques du personnage. Bref : les développeurs ont fait le ménage dans le gameplay, et on oublie vite tout se qui nous avait tant accroché avec Cate Archer pour se retrouver avec un shoot simple mais quand même assez efficace.

Les vilains déboulent par salves en nous traitant de tous les noms, ils se cachent derrière les caisses, se répartissent pour éviter qu'on les shoote à la queue-leu-leu, ils se couchent sur le sol, se baissent pour éviter les tirs, ils sautent des balustrades pour nous tomber dessus... De nombreux mouvements, donc, qui servent une IA sympathique sans être non plus exceptionnelle, même parfois un peu bizarre (les ennemis sont tellement fragiles quand ils montent une échelle) mais bon, on est pas là pour philosopher, mais bien pour s'amuser un minimum, et on peut dire que de ce côté-là le jeu s'en tire bien.

Hqhqhq ,dr ,dr

Un humour très "Nolfien"
On avait certaines appréhensions à ce sujet mais nous voilà bien rassurés : l'humour "made in NOLF" est toujours présent et on se fend la gueule à écouter les dialogues débiles des vilains ou à découvrir les spécialités locales (exemple : la machine à faire parler). Les développeurs se sont bien lâchés pour notre plus grand bonheur.

Pour ce qui est de la musique, on notera l'apparition du sympathique thème de Contract J.A.C.K, mais à part ça, ce sont les mêmes musiques que dans NOLF 2, toujours aussi excellentes. Elles s'énervent quand il y a de l'action (soit environ toutes les 2,1235 secondes) et contribuent grandement à l'immersion dans l'univers sixties. Les sons des armes et de l'environnement sont corrects sans être exceptionnels, les dialogues en VO.

Dans le même esprit, on conserve le moteur graphique de NOLF 2, le Jupiter Engine qui, en plus de servir agréablement cet univers coloré, permet de profiter du jeu sur n'importe quelle bécane au-dessus du 800 Mhz avec 256 de RAM, pour peu qu'on baisse les niveaux de détail.


Moi et ma Vespa
Le level design va du minable de chez minable (Chapitre 2 chez Volkov) au très mignon (dans les campagnes et les villages italiens). Globalement c'est très correct, les environnements traversés vont du lunaire au campagnard en passant par la base Tchèque sous la neige, à scooter ou à Vespa, le Jupiter se sent à l'aise partout. On notera au passage une bizarrerie lors du changement de niveaux, il arrive qu'on se voie attribué d'un coup de nouvelles armes sans que le scénario n'en laisse la possibilité.

Histoire de bien casser l'ambiance, j'ai terminé le jeu en 4h30 en normal et niCO l'a fini en 6 heures en hard. Oui c'est court. Mais comme dans NOLF 2, on peut régler le niveau de difficulté à tout moment, au cas où vous trouveriez le jeu trop facile et que vous ayez peur de le torcher trop vite. Heureusement, mes amis, il y a le multi (amen).

Deathmatch, Démolition et Jugement Dernier
Contract J.A.C.K propose, en plus des classiques Deathmatch et Team Deathmatch, un mode "Démolition" où c'est qu'on doit planter des bombes plus vite que l'autre dans un laps de temps limité (ouh que c'est stressant), et le mode "Doomsday" (Jugement Dernier), inauguré dans le patch 1.3 de nolf 2, où chaque équipe apparaît avec une partie d'une arme secrète en 3 morceaux, la dernière partie étant placée aléatoirement sur la carte.

Globalement c'est assez nerveux, les habitués ne seront pas trop traumatisés, les 15 cartes sont pratiquement toutes des conversions de celles présentes dans NOLF 2 et les modèles de joueurs sont nombreux et variés, à savoir tous les modèles de NOLF 2, de Cate Archer au grouillot du C.R.I.M.E, en passant par Armstrong, l'énorme écossais.


Contract J.A.C.K vous fera voir du pays
Alors ?
Alors, il faut considérer que Contract J.A.C.K ne coûte que 30 €. Pour ce prix là, vous aurez droit à une courte mais très marrante campagne solo, bien bourrin, où c'est qu'on vous révèle des trucs à propos du C.R.I.M.E (mais, comment il a fait ce con de Volkov pour finir dans le plâtre ???), mais aussi à un multijoueur rigolo qui garantit quelques heures de fnu en LAN entre potes ou sur internet.
Si vous vous tâtez encore, allez donc jeter un coup d'oeil aux démos solo et multi, elles donnent un aperçu assez juste (surtout pour le multi) de ce qu'offre ce shoot burlesque et pas prétentieux.

L'avis de niCO:
Un ego-shooter à l'ambiance plutot sympa qui nous change de la 2nd guerre mondiale. Contract JACK saura vous faire passer une ou deux apres-midi grace à sa campagne solo et peut etre quelques heures dans une LAN de garage. Pour 30 euro, il mérite un 7/10.

Chez les autresN'hésitez pas à nous griffonner votre avis dans la fiche du jeu.
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